Le Togo, pays d’Afrique de l’Ouest, ne reconnaît pas légalement les droits de la communauté LGBT. L’homosexualité est toujours considérée comme un crime, passible d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 3 ans. Les membres de cette communauté sont confrontés à de nombreuses difficultés, y compris la discrimination, les persécutions et la stigmatisation de la population.
C’est d’ailleurs le moment d’en parler puisque dans un bar de la plage de Lomé le dimanche 3 avril 2022, nous avons été informés d’une scène inimaginable qui se serait produite au vu et au su de tout le monde. Une dizaine d’homosexuels ont été chassés par un groupe de personnes. Les victimes harcelées puis chahutées se sont ensuite sauvées avec leurs effets ramassés à la hâte selon une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
Ces genres de comportements sont répétitifs sur la terre de nos aieux et l’encourager serait une négligence vis-à-vis des droits de l’homme tant clamés par les autorités en place.
Le Togo malgré la pression refuse de légaliser le droit des homosexuels ou lesbiennes dans le pays. Il l’a d’ailleurs réitéré lors de son dernier passage devant le conseil des droits de l’homme de l’ONU. Sauf qu’étant être humain, ils sont protégés par les textes en vigueur en cas de vindicte populaire.
Les personnes LGBT au Togo sont souvent rejetées par leur famille et leur communauté, et elles ont souvent du mal à trouver du travail ou à accéder à des services de santé adéquats. Dans de nombreux cas, elles sont victimes de violences physiques et verbales, notamment de la part des autorités. Le manque de reconnaissance légale de leurs droits les rend également vulnérables aux arrestations arbitraires et aux mauvais traitements en détention.
Malgré ces défis, la communauté LGBT au Togo continue de lutter pour la reconnaissance de ses droits et la protection de sa dignité. Des organisations de la société civile travaillent pour défendre les droits de ces personnes et les soutenir dans leur lutte pour leur émancipation et un épanouissement meilleur
C’est également l’occasion de tirer la sonnette d’alarme car dit-on souvent : “ne sommes nous pas tous égaux devant la loi ? “
K.M.A. MISSEBOUKPO






