Une formation sur la communication parents-enfants, la Santé sexuelle et de la reproduction (SSR) couplée de la sensibilisation sur la pandémie de coronavirus (COVID-19) s’est tenu, les 8 et 9 juin à Lomé, à l’intention des parents membres des associations.

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Cette formation se tient en 4 sessions de 2 jours chacun avec une quinzaine de parents par session et prendra fin le 18 juin prochain, ceci afin de permettre aux participants de respecter la distanciation sociale recommandée dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme national de lutte contre les grossesses et les mariages chez les adolescents initié par le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation. L’objectif est de contribuer à la riposte à la COVID-19 à travers un meilleur encadrement des enfants. Il s’est agi durant les deux jours, de sensibiliser les parents membres des associations féminines et/ou professionnelles et religieuses de la commune de Lomé sur les mesures barrières de prévention et les techniques d’alerte des cas suspects de la pandémie de coronavirus. Il a été aussi question de former ceux-ci sur la communication parents-enfants sur la SSR.

Les parents ont été instruits sur les modules comme « La maladie à coronavirus ; communication parents-enfants sur la SSR ; les grossesses et mariages précoces ». Ils ont échangé sur un support qui se présente sous forme de dialogue entre les parents et leurs enfants. Ce support est subdivisé en trois parties intitulées respectivement « La découverte du corps humain », « le fonctionnement des appareils génitaux » et « comment l’adolescent doit gérer sa vie sexuelle ».

Le secrétaire général du ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Bileba Stanislas a déploré le fait que le nombre de cas de grossesses augmente.

« Selon les dernières données disponibles du ministère des Enseignements primaires et secondaires, au primaire et dans les deux cycles du secondaire, sur une période de 3 ans, de 2009- 2010 à 2011-2012, on a enregistré 5343 cas de grossesses et de 2014-2015 à 2016-2017, 8833 cas ; soit une augmentation de 3490 cas. Ce qui est regrettable c’est que ces cas de grossesses sont pour la plupart suivis d’abandon scolaire : 2009-2010 à 2011-2012, le taux d’abandon pour cause de grossesses est de 78,59% au primaire, 78,84% au secondaire 1 et 76,46% au secondaire 2 », a-til dit.

Le secrétaire général a aussi fait cas des autres conséquences non moins graves qui peuvent survenir de ses grossesses, notamment les avortements provoqués et leurs effets sur la santé déjà fragile de la fille, les fistules obstétricales, la mortalité maternelle et infantile, l’exclusion sociale, le déni de l’enfance et de l’adolescence, l’infection à VIH et aux IST. Il a demandé aux parents de communiquer avec leurs enfants filles afin de leur permettre de devenir de nouvelles générations de leaders, mûres, informées, aguerries face aux aléas de la vie sexuelle et reproductive, capables de retarder leur vie sexuelle pour se former, se qualifier  professionnellement d’abord et être demain, de véritables actrices de  développement.

Rappelons que cette formation s’étendra à l’intérieur du pays dans les jours à venir.

OAF/SED

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