Une conférence-débat organisée par le ministère de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière a marqué la journée internationale des gens de mer, le vendredi 25 juin à Lomé. Célébrée chaque 25 juin, l’édition de cette année est placée sous le thème : « Les gens de mer : au cœur des transports maritimes de demain ». L’objectif de la journée est de rendre hommage aux gens de mer et de reconnaître leurs sacrifices et les défis auxquels ils sont confrontés dans leurs activités. Il est question d’exprimer la reconnaissance de toute la nation aux gens de mer, toujours prêts à affronter et à supporter le danger en mer afin de permettre aux populations de disposer de produits halieutiques et marchands de tout genre nécessaires à leur subsistance quotidienne. Les gens de mer travaillent dans des conditions souvent inacceptables au détriment de leur bien-être et de leur vie pour faire vivre des milliards de personnes dans le monde. La  envisage d’encourager les gouvernements à soutenir les gens de mer dans le contexte de la pandémie et appelle à un avenir juste pour les gens de mer. Les échanges ont porté sur quatre sous-thèmes à savoir : « L’administration maritime au servie des gens de mer » ; « La place de la femme dans la navigation maritime » ; « Les métiers de la mer et les opportunités de formation » et « Les enjeux liés aux conditions de vie des gens de mer ». Le directeur de cabinet du ministère de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Ismaël Koami Kodjo, a rappelé que « l’économie mondiale dépend du transport maritime et l’on convient volontiers que sans les gens de mer, le commerce international s’arrêtera ». Il a fait savoir que les transports maritimes de demain passent par une meilleure protection des droits des gens de mer d’aujourd’hui. « Les transports maritimes plus sûrs exigent des gens de mer en bonne santé de travail leur permettant de contribuer à la bonne marche des chaînes d’approvisionnement mondiales. En cette période de la pandémie de la Covid-19, il urge de prendre toutes les dispositions pour s’assurer que les gens de mer bénéficient d’une protection adéquate face à la pandémie, notamment l’accès au vaccin à bord des navires faisant escale dans nos ports », a insisté M. Koami Kodjo. Pour le directeur des affaires maritimes, Gnama Kpatcha Mawaïboyodou, la Convention du travail maritime (MLC 2006) a été ratifiée par le Togo le 14 mars 2012 et est entrée en vigueur le 20 août 2013. « Cette convention énonce les droits des gens de mer et préconise des conditions de travail décentes allant à l’instauration de conditions de concurrence loyales entre armateurs », a-til fait savoir. Pour lui, la Convention permet d’assurer une protection intégrale des droits des gens de mer dans le monde et d’instaurer des règles du jeu équitables pour tous, destinés aux pays et armateurs, aux fins de fournir aux gens de mer des conditions de vie et de travail décentes. Les métiers de mer sont, entre autres, les patrons de remorque, les aides de port, les armateurs, les dockers, les administrateurs maritimes, les commissionnaires et les architectes navales. OAF/SED

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