La saison de Super League débute ce week-end des 20 et 21 juillet. Avec des Young Boys qui doivent défendre une couronne, des dauphins qui rêvent de faire tomber les Bernois et notamment le retour dans l’élite du FC Sion. Ce sont dix mois chauds qui s’annoncent.

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Le titre européen de l’Espagne, c’était hier et on en connaît qui n’ont pas encore digéré la séance de tirs au but de Suisse-Angleterre… Et pourtant, la page Euro 2024 est bien tournée et le chapitre Super League 2024/2025 s’ouvre ce samedi 20 juillet. Avec un tenant du titre, Young Boys, qui après avoir souffert la saison passée, n’est peut-être pas totalement serein à l’heure d’entamer une nouvelle cuvée, sous les ordres de son nouvel entraîneur Patrick Rahmen. Cuvée qui s’annonce plus pimentée que la précédente, notamment car Lugano, son dauphin du mois de mai, s’est encore renforcé, et que Servette, vainqueur de la Coupe, a envie de vivre d’autres émotions, à un étage encore plus conséquent. Mais pas que…

Les Romands veulent jouer un rôle

Même si les lignes sont censées bouger ces prochaines semaines au fil d’un mercato qui devrait vraiment finir par s’emballer ces prochains jours, Tessinois et Genevois se posent pour le moment comme les principaux adversaires des tenants du titre. Alors que Lausanne espère surprendre, que Sion veut se réinstaller pour de bon sur le devant de la scène et qu’Yverdon entend confirmer. Toujours à quatre dans l’élite – les Valaisans ont « remplacé » le SLO -, les représentants romands espèrent jouer un rôle en vue dans cette nouvelle saison. Ils ont raisons d’y croire.

Mais c’est bien Lugano qui a des allures de poil-à-gratter. Il faut dire que Mattia Croci-Torti est resté aux commandes et que son équipe, quasi intacte même si elle déplore le départ du légendaire Jonathan Sabbatini, a très fière allure. Les arrivées de l’excellent Mattia Zanotti (prêté la saison passée à Saint-Gall par l’Inter) et de l’espoir suisse Daniel Dos Santos (Thoune) sont plus que d’excellentes nouvelles. Il sera compliqué de faire déjouer cet effectif solide, serein et bien organisé autour de ses piliers (Hajdari, Mai, Bislimi, Doumbia, Grgic, Celar…).

Lugano solide, Bâle prêt à réagir?

Plus loin du Cornaredo, on se dit que le FC Bâle ne peut pas faire moins bien qu’à l’automne dernier. Un réveil des Rhénans est attendu, surtout que Fabio Celestini aura cette fois-ci pu préparer son équipe de A à Z, ce qui peut changer beaucoup de choses. Les affaires s’annoncent en revanche moins emballantes pour Saint-Gall, qui a perdu son « mage », le mythique Peter Zeidler (Bochum), qui a effectué un immense boulot en Suisse orientale. Lucerne, qui ne peut plus reposer sur Ardon Jashari (Bruges) ou Max Meyer (Apoël), ne semble pas au mieux non plus. Pas mal d’incertitudes pèsent du côté de la Swisspor Arena.

Quid du trio zurichois?

Enfin, quid du trio zurichois? Le FCZ, meilleur représentant cantonal la saison passée (4e), vise le top-5 mais a-t-il l’effectif suffisant pour durer? Equipe surprise du dernier exercice, Winterthour a changé d’entraîneur, Ognjen Zaric prenant le relais de Patrick Rahmen, dont il était l’assistant jusqu’à son départ à YB. Le pari du technicien de 35 ans est intéressant. Parviendra-t-il à faire en sorte que sa jeune escouade conserve le même rythme qu’en 2023/2024? Enfin, GC, sauvé de justesse, risque de souffrir encore ces prochains mois. A moins que l’excellent Marco Schällibaum ne sorte une sensation de sa manche?

Beaucoup de questions accompagnent cette reprise. Avec un marché des transferts encore très ouvert, des réponses pourraient ne tomber qu’en septembre. Mais quelque chose, aujourd’hui, nous dit que les Romands auront un rôle à jouer, que Lugano aura tout pour réussir et que les Young Boys n’ont pas fini de trembler.

Arnaud Cerutti

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