Sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine (CUA) et l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (GMV), un atelier régional d’une importance stratégique pour le devenir écologique de l’Afrique s’est tenu à Lomé du 28 au 30 Mai 2025. L’objectif : renforcer la résilience des écosystèmes sahéliens et sub-sahéliens face à la désertification, à la dégradation des terres et au changement climatique.
Dans son discours inaugural, le Ministre togolais de l’Environnement et des Ressources Forestières, Foli-Bazi Katari, a dressé un tableau sans complaisance de la situation du continent, confronté à des phénomènes alarmants tels que la déforestation, la perte de biodiversité, la baisse de fertilité des sols et l’intensification des perturbations climatiques. Ce qui, pour lui, est une opportunité de repenser les systèmes agricoles et forestiers à travers une gestion intégrée des paysages, au service de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté et de l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

Le représentant du Secrétariat exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (GMV) a rappelé l’histoire de l’initiative avec le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), qui avait dès 2010 injecté un soutien de 118 millions de dollars pour amorcer les premières phases de la GMV.

Lancé en 2007, le projet de la Grande Muraille Verte a connu une mue conceptuelle, passant d’un simple cordon boisé à une approche intégrée de développement rural durable. Sa finalité est désormais triple : restaurer 100 millions d’hectares de terres, générer 10 millions d’emplois verts et séquestrer 250 millions de tonnes de carbone d’ici 2030.
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