Le Togo renforce la régulation du secteur énergétique avec l’extension du Système automatisé de marquage (SAM) aux produits pétroliers.
Les exigences techniques et fonctionnelles du dispositif ont été validées ce mardi 31 mars 2026 à Lomé, à l’issue d’une rencontre réunissant les acteurs publics et privés concernés.

C’est une décision qui intervient après une phase pilote jugée concluante, menée sur le gasoil industriel. Ce produit, exonéré à 50 % des droits de douane et destiné aux engins non routiers, a servi de test pour évaluer l’efficacité du système.
Le déploiement du marquage aux produits pétroliers est attendu en juillet 2026. Il vise à mieux encadrer un secteur exposé à plusieurs dérives, notamment les importations illégales, le frelatage et le détournement de produits subventionnés.
Pour Esso-Wavana Adoyi, président de la Commission de marquage, la fiabilité du système repose sur un ensemble d’éléments techniques clés, notamment la technologie utilisée, les équipements de contrôle et les laboratoires d’analyses accrédités.

Au-delà de la lutte contre la fraude et la contrebande, le marquage automatisé apparaît également comme un levier stratégique pour sécuriser les recettes de l’État et assurer la conformité des produits aux standards communautaires et internationaux.
Mis en place depuis 2020, le SAM a déjà fait ses preuves dans le contrôle des produits de consommation. Entre 2020 et 2025, il a généré près de 35,8 milliards de FCFA de recettes pour l’administration fiscale.







