Le gouvernement togolais et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) ont paraphé à Lomé un accord de financement d’un montant de 15,39 milliards de francs CFA (environ 27,7 millions de dollars).
Il s’agit d’un apport octroyé sous forme de don, destiné à la mise en œuvre du projet « SAPO 48 », une initiative visant à renforcer la résilience des communautés vulnérables face aux inondations, sécheresses et feux de végétation.
Ce programme constitue le tout premier projet individuel d’investissement direct du Fonds vert pour le climat (FVC) au bénéfice du Togo.
Pour le gouvernement, ce guichet direct valide une stratégie dite « de portefeuille », pensée pour capter les grands financements environnementaux mondiaux et alimenter, à terme, le futur Togo Green Fund.
Le projet se déploiera sur une période de cinq ans. Et l’apport va financer trois axes majeurs : la modernisation des services d’information météorologique ; le déploiement de systèmes d’alerte précoce multirisques capables de toucher rapidement les communautés rurales ; la mise en place de mécanismes financiers d’urgence indexés sur les prévisions, permettant de débloquer des fonds avant même que la catastrophe ne survienne.
« Anticiper, c’est sauver des vies, préserver les moyens de subsistance et protéger les investissements publics », a déclaré le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Calixte Madjoulba.
A noter que le Togo prépare déjà, toujours aux côtés de la BOAD, un second volet baptisé « PRECO-Togo », un programme complémentaire axé sur la reconstruction et le soutien communautaire post-catastrophes.
SerAz






