La deuxième réunion semestrielle d’évaluation des facilitateurs de la crise qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et la région des Grands Lacs, débutée le lundi 07 juin, a pris fin lundi 08 juin à Lomé. Elle a été sanctionnée par un communiqué final et des recommandations du Président du Conseil, médiateur de l’Union africaine dans cette crise.
Après deux jours de travaux, le groupe des facilitateurs sous la présidence du médiateur de l’Union africaine, le Président du Conseil Faure Gnassingbé, a analysé les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des résolutions envisagées pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs. Les parties prenantes ont défini de nouvelles stratégies plus améliorées pour parvenir à la pacification de l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs.
Le médiateur de l’Union africaine, Président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est réjoui des conclusions auxquelles sont parvenues les différentes délégations présentes à Lomé. Faure Gnassingbé a exhorté les parties prenantes de la résolution de cette crise sur la nécessité de rechercher la pertinence, la crédibilité et la cohérence dans les actions de médiation que lui et le groupe des facilitateurs conduisent. « Il ne doit pas y avoir de déficit de méthode et d’organisation dans nos actions » a averti le médiateur Faure Gnassingbé lors de son adresse au groupe des facilitateurs. Selon le Président du Conseil, l’Afrique dispose de personnes ressources capables de conduire avec succès le processus de paix dans les zones de conflit.
Tout comme à la première réunion de janvier dernier, le Président du Conseil a encore appelé à la cohérence dans la coordination des actions entre toutes les parties impliquées dans la résolution de cette crise. En sa qualité de premier médiateur dans cette crise, Faure Gnassingbé a formulé des recommandations présentées par le ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Johnson.
Les recommandations du médiateur
À la suite des travaux de la Réunion d’évaluation semestrielle de la médiation de l’Union africaine dans la crise à l’Est de la RDC et de la région des Grands Lacs et dans l’optique de mettre en œuvre avec célérité et diligence les conclusions des travaux de l’ONU, le Président du Conseil, médiateur de l’Union africaine, propose l’exécution des décisions suivantes.
Il s’agit d’une proposition de programme des visites du panel des facilitateurs dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo ; un plan d’appui aux consultations avec les groupes armés non engagés dans les processus actuels de Washington et de Doha que conduira le Président Uhuru Kenyatta au nom de la médiation et dans le cadre de sa mission de membre du panel des facilitateurs.
Une autre proposition présentant les différentes options de financement susceptibles d’offrir une flexibilité et une agilité dans la conduite des activités de la médiation de l’Union africaine sera faite ; il faudra veuiller à ce que l’initiative de la Commission de l’Union africaine de réunir à Gaborone, au Botswana, le panel des facilitateurs, le secrétariat conjoint indépendant et les experts soit une occasion de présenter un plan de travail simple mais ambitieux, dense et économe ; il s’agira enfin de soumettre une proposition concrète sur la contribution africaine à la mise en œuvre de l’accord de Washington et l’accompagnement du processus de Doha.
Quelques conclusions de la réunion
Les conclusions des travaux de cette deuxième réunion ont été prises en compte dans un communiqué final rendu publique à l’issue des travaux. Selon les termes de ce communiqué final la réunion a reconnu que, les actions du médiateur, appuyées par le panel des facilitateurs en coordination avec la Commission de l’Union africaine, a conféré à la médiation de l’Union africaine une légitimité et une crédibilité reconnues par l’ensemble des parties et des partenaires. Néanmoins, la réunion a identifié plusieurs défis et domaines dans lesquels la médiation peut davantage améliorer son efficacité globale, notamment la communication et la coordination en ligne.
Le bureau du médiateur et la Commission de l’Union africaine, doivent travailler pour le plein fonctionnement du secrétariat conjoint indépendant, la préparation optimale et la conduite des missions des facilitateurs. Il en sera de même de l’impact réel de la médiation africaine sur les processus de Washington et de Doha, ainsi que la réduction des rentrées administratives et financières, affectant la réactivité opérationnelle de la coordination.
La réunion s’est, dans l’ensemble, félicitée de l’approche de cohérence et de proximité adoptée par la médiation africaine et a rappelé la nécessité de poursuivre cet engagement pour plus d’impact sur le terrain. La réunion a exprimé une vive préoccupation face à la situation qui prévaut sur le terrain dans l’est de la RDC. Elle a notamment déploré la violation répétée du cessez-le feu, l’aggravation continue de la situation humanitaire, les déplacements massifs de populations civiles, ainsi que l’intensification des attaques contre les civils, incluant un recours accru à des drones.







