Malgré ses nombreuses blessures depuis son Ballon d’or en 2024, le capitaine espagnol Rodri a enfin retrouvé au courage son niveau et sera l’élément central de l’entre-jeu de la Roja face à l’Argentine lors de la finale du Mondial (à suivre dès 21h00 sur RTS 2). Le match contre la France, en demi-finale, a démontré la supériorité du milieu de terrain de Manchester City à tous points de vue: physiquement, techniquement et mentalement.
« Rodri était au-dessus de tous… Il a été partout, tout simplement exceptionnel« , a salué l’ex-international suédois Zlatan Ibrahimovic, consultant pour la chaîne américaine Fox pendant le tournoi.
L’entrée en matière du capitaine des champions d’Europe n’a pourtant pas été facile. Après un début terne contre le Cap-Vert (0-0), à l’image de toute l’équipe, il est monté en puissance contre l’Arabie saoudite (4-0), en orientant plus rapidement le jeu et en étant plus agressif à la récupération.
Après le succès contre l’Uruguay (1-0) au premier tour puis en 16es de finale contre l’Autriche (3-0), Rodri avait prévenu: les champions d’Europe avaient encore « une grande marge de progression« .
Renaissance
La Roja l’a montré en 8es, en se défaisant du Portugal de Cristiano Ronaldo (1-0), puis en quarts en écartant la Belgique (2-1). Face à la France, Rodri, 30 ans depuis le 22 juin, a affiché sa maîtrise au sein d’un trio de talent avec Fabian Ruiz et Dani Olmo: il est le joueur à avoir le plus couru (12,63 km), celui qui a provoqué le plus de pertes de balles chez l’adversaire (19) et a gagné 11 de ses 15 duels disputés.
Une renaissance pour celui qui, à peine 2 mois après avoir remporté le titre continental en 2024 à Berlin, s’était rompu le ligament croisé antérieur et le ménisque du genou droit. C’est d’ailleurs en béquilles qu’il est monté sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris pour chercher son Ballon d’Or. Une image qui restera.
Depuis, le milieu défensif de Manchester City a lutté pour retrouver sa plénitude. Sa saison 2025-26 a été mitigée et gâchée par d’autres blessures (ischio-jambiers, aine). Mais il a toujours gardé la confiance de son sélectionneur: « Rodri à 50% est meilleur que n’importe quel autre milieu« , a lancé Luis de la Fuente pour défendre son capitaine, qui lui a finalement donné raison.
« Souffrir pour avancer »
Capitaine, Rodri est aussi important par son leadership, surtout après les départs d’Alvaro Morata et de Dani Carvajal. Sérieux et concentré à l’entraînement comme en match, il a prévenu ses coéquipiers qu’il fallait « souffrir pour avancer« .
« J’ai appris des précédents capitaines, il y a une complexité (dans ce rôle), les coéquipiers se fient à toi. C’est le pas que j’ai dû franchir« , a-t-il expliqué. Désormais, il veut porter l’Espagne vers une seconde étoile à East Rutherford, près de New York, 16 ans après le triomphe de 2010 en Afrique du Sud.
Il remporterait alors l’un des seuls trophées qui lui manque après 4 titres en Premier League, une Ligue des champions en 2023, une Ligue des nations la même année et un Euro. « Je suis content de ma carrière, mais il y a toujours ce degré d’ambition qui te pousse à vouloir continuer à gagner« , a-t-il souligné.
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afp/pza






