La réunion régionale de Lomé a débouché sur une feuille de route commune pour renforcer la santé mentale en Afrique de l’Ouest et du Centre avant le Sommet mondial de Kigali.
La capitale togolaise a accueilli une importante réunion régionale consacrée à la santé mentale, réunissant 26 représentants des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. À l’issue des travaux, clôturés le 17 juillet, un message fort s’est imposé : la santé mentale doit devenir une priorité des politiques publiques et être pleinement intégrée aux soins de santé primaires.
Présidant la cérémonie de clôture, le chef de l’équipe Santé mentale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Kofi Nyarko, a insisté sur l’importance de valoriser les personnes ayant une expérience vécue dans la prise en charge. « Les personnes ayant une certaine expérience sont importantes dans le processus de la prise en charge lorsqu’il s’agit de la santé mentale », a-t-il déclaré, estimant que leur contribution est essentielle pour améliorer les dispositifs d’accompagnement.
Une feuille de route avant le Sommet de Kigali
Durant plusieurs jours, les participants ont échangé sur les grands défis liés à la santé mentale. Les discussions ont porté sur la gouvernance, le financement durable, le renforcement des ressources humaines, l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires, ainsi que sur la lutte contre la stigmatisation. Les questions relatives à la santé mentale des enfants et des adolescents, aux systèmes d’information et au soutien psychosocial en contexte humanitaire ont également occupé une place importante.
Les conclusions de la rencontre mettent en lumière une réalité préoccupante : la santé mentale demeure insuffisamment prise en compte dans de nombreux pays de la région. Les participants appellent ainsi les gouvernements à mobiliser davantage de ressources financières et à renforcer la collecte de données fiables afin d’orienter les décisions et les campagnes de sensibilisation.
Pour le Dr Nyarko, les assises de Lomé ont permis de partager les expériences nationales et de définir des recommandations régionales qui devront être adaptées au contexte de chaque pays, avec l’appui de l’OMS.
Représentant le ministre togolais de la Santé, Kadjanta Tchaa a annoncé que chaque délégation repart avec une feuille de route nationale comportant des priorités concrètes, mesurables et réalistes. Ces plans d’action serviront de socle pour accélérer la mise en œuvre du cadre régional 2013-2030 et préparer une participation coordonnée de l’Afrique de l’Ouest et du Centre au prochain Sommet ministériel mondial sur la santé mentale, prévu à Kigali, au Rwanda.






