Le mardi dernière, à travers un arrêté du ministre délégué aux Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, l’Etat togolais a mis fin à 17 mois de « pause stratégique » en levant officiellement son moratoire sur l’exploration minière, afin de relancer les investissements étrangers et locaux dans son sous-sol. Une relance rendue possible par l’audit et la modernisation du Code minier national par l’exécutif durant le gel administratif.

Cependant, l’heure n’est pas encore à l’octroi des concessions de manière automatique, mais à cartographier méthodiquement un potentiel géologique particulièrement riche en phosphate, or, manganèse et calcaire. La Direction générale des Mines et de la Géologie (DGMG), chargée de l’instruction des requêtes, impose désormais un filtrage rigoureux pour écarter les spéculateurs. En effet, pour obtenir l’approbation gouvernementale, les compagnies extractives doivent impérativement fournir des garanties solides, articulées autour de critères stricts : une démonstration exhaustive de leurs capacités financières et de leur expertise technique ; un programme de travaux géologiques chiffré et planifié dans le temps ; une délimitation géographique précise des zones d’intérêt ; une conformité totale aux nouvelles exigences étatiques en matière de transparence, d’inclusion sociale et de durabilité environnementale.

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Par ailleurs, afin d’encadrer les futures opérations sur le terrain, l’administration togolaise s’appuie sur deux instruments juridiques distincts, structurant l’engagement des opérateurs : permis de recherche (droits exclusifs sur la zone délimitée) ; autorisation de prospection (droits non exclusifs).

Il faut noter que les matériaux de construction et les minéraux industriels restent exclus de ce dispositif de réouverture.

SerAz

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