L’association Espérance et Vie Nouvelle (EVN), avec l’appui d’une société  a organisé une campagne de sensibilisation des élèves du collège protestant de Tokoin sur les cancers du sein et du col de l’utérus, le mercredi 17 janvier à Lomé.

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Cette campagne a permis d’informer et de sensibiliser les élèves sur les facteurs de risque des cancers surtout les cancers gynécologiques ainsi que le tabagisme en vue non seulement de les inciter au dépistage précoce mais aussi de les amener à prendre conscience de la réalité de la maladie au Togo et à adopter des comportements responsables pour réduire le risque de son développement.

Elle a été animée par le directeur exécutif de l’EVN, Stephan Awity et le médecin gynécologue Madame Adjénou-Atanley Rose. Cette dernière a axé son exposé sur les cancers du sein et de l’utérus, les facteurs de risques, les manifestations et détection précoce ainsi que le traitement.

Elle a fait savoir qu’une mauvaise alimentation depuis le bas âge avec la consommation des aliments trop riches en graisse surtout celle animale et pauvres en fruits et légumes, du tabac, la présence de pesticides sur certains aliments, les règles précoces et le mariage tardif sont entre autres les facteurs qui amènent plus tard à développer le cancer du sein, précisant que celui-ci est héréditaire et plus fréquent chez la femme que chez l’homme.

Parlant des signes, Dr Adjénou-Atanley a évoqué entre autres, la présence des boules dans le sein, au niveau des aisselles et du coup, le grossissement du sein, l’écoulement de sang ou de liquide coloré à travers le mamelon. A l’en croire, à ses débuts, la maladie n’engendre pas des douleurs qui ne surviennent qu’au stade avancé avec des complications d’où la nécessité d’un dépistage précoce pour un traitement efficace et à moindre coût.

Pour détecter la boule dans le sein, elle a conseillé l’autopalpation systématique des seins à partir de 20 ans et à la fin des règles. Cette pratique a souligné la gynécologue permettra de déceler un changement dans la texture du sein (épaississement, ou l’apparition d’une nouvelle bosse, ou encore un écoulement mamelonnaire anormal). Cette autopalpation, a-t-elle décrit se fait en se tenant droit devant un miroir, les doigts tendus, la main droite palpe le sein gauche, puis la main gauche palpe le sein droit du haut vers le bas en faisant des mouvements dilatoires et rotatoires autour des seins jusqu’à pincer le mamelon entre le pouce et l’index pour voir s’il y a un écoulement anormal. Pour le Dr Adjénou-Atanley, la femme qui pratique systématiquement cet exercice à la fin des règles devient familière avec la texture spécifique de ses propres seins et saura reconnaître très tôt tout ce qui est anormal tandis que celle qui ne le fait pas ou le fait occasionnellement découvrira le cancer au stade avancé avec des coûts de traitement exorbitants.

Ces coûts sont liés aux nombreuses complications pouvant déboucher sur l’ablation du sein malade et le recours à la radiothérapie et à la chimiothérapie pour détruire les cellules cancéreuses dans le corps.

Elle a recommandé cet exercice d’autopalpation tous les mois à la fin des règles, tous les 1er du mois s’il n’y a plus de règles et la mammographie chaque deux ans après 50 ans. Comme moyens de prévention, l’accent a été mis entre autres, sur la pratique régulière de l’activité sportive, la consommation d’au moins cinq fruits et légumes par jour, l’évitement des aliments de boîtes de conserves ou riches en graisse et la procréation tardive.

Parlant du cancer du col de l’utérus, Dr Adjénou-Atanley a fait savoir que le tout premier rapport sexuel chez la jeune fille fait déjà le lit de cette maladie avec l’incorporation du virus qui peut se déclencher à partir de 20 ans. La maladie peut être due aussi aux infections non ou mal traitées a-t-elle ajoutée, précisant que la multiplication des partenaires sexuels accroît les facteurs de risque. Elle a conseillé aux élèves de retarder le plus longtemps possible le premier rapport sexuel et de faire le frottis tous les deux ans de façon périodique.

Pour le directeur exécutif de l’EVN, 20 millions de personnes sont atteintes du cancer dans le monde et chaque année 8 millions en meurent d’où la nécessité de sensibiliser les élèves sur les facteurs de risque et les bons comportements à adopter pour s’en prémunir. Il a précisé que leur campagne de sensibilisation du monde scolaire qui a démarré depuis quelques années sera intensifiée cette année pour toucher le maximum d’apprenants appelés à leur tour à sensibiliser leur entourage familial afin de réduire au maximum le risque de développement de la maladie.

Les apprenants qui ont manifesté leur intérêt sur le sujet à travers plusieurs questions ont par la voix de Mlle Victoria Dogbo exprimé leurs gratitudes à l’EVN et son partenaire. Ils ont promis de partager toutes les informations reçues avec leurs camarades et les membres de leurs familles afin d’endiguer cette maladie.

 

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