L’infection au VIH est un réel problème de santé publique. Au Togo, l’épidémie est généralisée avec une prévalence dans la population générale estimée à 2,5% en 2013.

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Pour réussir la politique d’accès aux traitements et le passage à l’échelle tout en assurant la qualité des soins, des mécanismes efficients de gestion de cette prise en charge médicale des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) ont été mis sur pied. Grâce à la gratuité des ARV décrétée par l’Etat depuis 2008 et la sécurisation d’une continuité de traitement à travers les engagements du gouvernement et des partenaires en développement, le pays est rentré dans une phase d’accélération du passage à l’échelle couplée à l’amélioration de l’accès au traitement à travers un processus de décentralisation de la dispensation des ARV.

Cependant le constat est patent, la prise en charge pédiatrique reste le maillon faible de la prise en charge globale des patients vivants avec le VIH.

C’est donc dans ce souci d’améliorer la Prise en charge pédiatrique en adoptant des stratégies de traitement qui limitent la morbidité associée à l’infection au VIH que l’ATBEF, entendez Association Togolaise pour le Bien-être Familial en collaboration avec le Programme National de lutte contre le Sida (PNLS) a organisé le mercredi 2 septembre 2020 à Lomé, un atelier réunissant près d’une cinquantaine de participants issus de Région maritime et de Lomé Commune.

Il s’agit de la mise en œuvre des activités communautaires autour des nouvelles molécules  de prise en charge du VIH au Togo. 

« Nous avons en collaboration avec le PNLS décidé d’avoir tous les prestataires ou les dispensateurs des ARV dans les centres de prise en charge afin qu’ils soient avec nous pour faire le point des nouvelles molécules qui sont disponibles pour le traitement. Ce sont des nouvelles molécules que le Togo aussi a adoptées dans son nouveau protocole de prise en charge. Donc il est question d’aider ces partenaires à savoir les utiliser ou les prescrire aux patients qui viennent dans les centres de prise en charge », a indiqué Mme Noélie Koevi-Koudam, Directrice Exécutive de l’ATBEF.

Avec ces molécules, on a désormais une augmentation sensible de la charge virale indétectable, c’est-à-dire que le risque d’infections au VIH est de plus en plus faible avec cette charge virale.

Sur les 76 000 Personnes Vivant avec le VIH SIDA au Togo en 2019 qui ont eu accès aux traitements, moins de 5000 enfants, soit un taux de 6% des personnes concernées (ou encore environ 50% des enfants) ont pu bénéficier de prise en charge dans le traitement des ARV, a précisé Dr ADAM Zakillatou, responsable Unité de prise en charge au PNLS-HV-IST.

A la fin de cet atelier, les participants sauront la dose ou la quantité de ces nouvelles molécules à prescrire ou à administrer aux patients. Nous remercions chaleureusement les partenaires comme la fondation Clinton, Health Access Initiative « CHAI »qui ont cru en ce projet et qui nous ont fait confiance.

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