L’Association Togolaise pour le Bien-être familial (ATBEF) travaille depuis quelques années sur un programme communautaire orienté vers une stratégie mobile et celle de la Distribution à Base Communautaire (DBC). Il permet de déployer des cliniques mobiles dans des localités reculées en vue de faciliter l’accès aux méthodes contraceptives.
Avec l’avènement de la pandémie du coronavirus, les modes de vie dans les villages du Togo ont changé. La Covid-19 a au passage influencé la bonne tenue des opérations de planification familiale. Malgré tout et grâce à la résilience de toutes les parties prenantes, les activités ont repris avec un certain nombre de restrictions dues à la pandémie.

Dans les villages de Monenou, Afikou Kondji et Assou Kondji tous situés dans le canton de Tokpli, préfecture du Yoto (environ 80 km de Lomé), l’accès aux méthodes contraceptives a été bousculé. Le respect scrupuleux des mesures barrières a fait supprimer les causeries que devraient avoir les agents de santé communautaire avec les populations. Il a mis une pause aux activités pendant une courte période.
A la reprise, les agents vont plus vers les clientes c’est-à-dire les personnes sentant le besoin de recourir aux méthodes contraceptives. Certaines aussi n’hésitent pas, pour parfois être discrètes à venir vers les ASC. Les agents de santé communautaire rencontrés sur le terrain font leur travail à cœur joie.
Setoglo Koffi, ASC à Afikou Kondji a fait savoir qu’avec la venue de la pandémie, le lavage des mains, le port de masques et l’utilisation du gel hydro alcoolique avant toute injection font partis de son quotidien. Il se déplace beaucoup plus vers les femmes une à une tout en évitant tout rassemblement. Même son de cloche au niveau de Kougnigan Kossi du village d’Assou Kopé. Cet autre ACS explique qu’il va aussi vers ses clientes malgré quelques difficultés liées à ses moyens de déplacement.
C’est aussi la satisfaction au niveau des femmes ayant accès aux méthodes contraceptives dans le cadre du programme DBC. A Afikou Kondji par exemple, dame Béatrice Kounou (35 ans) a exprimé sa joie et son soulagement grâce au programme de l’ATBEF et ses partenaires. Selon ses dires, cela fait 4 ans qu’avec le soutien de son mari, elle a pu entamer ce processus de planification familiale. « Nous sommes heureuses ma famille et moi et plus épanouies. Mes 5 enfants sont tous en bonne santé et tout va pour le mieux. J’arrive à bien m‘occuper de mes activités génératrices de revenus pour assurer l’avenir de ma progéniture », confie-t-elle.
Somme toute, la Covid-19 a perturbé la planification familiale mais n’a pas eu raison d’elle.
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