Le conseil des ministres sous la présidence du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a examiné, le jeudi 23 novembre, le projet de loi relatif au budget de l’État pour l’année 2024. Ce budget est projeté à 2.166,1 milliards de francs CFA en ressources et en charges, contre 1.975,5 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectificative 2023, soit une hausse de 9,6%.

image

« Passant pour la première fois le cap des 2.000 milliards de francs CFA, le budget de notre pays se trouve ainsi multiplier par 10, par rapport à son niveau il y a quelques années, avec une priorité toujours affichée pour le financement des secteurs sociaux, la satisfaction des besoins des populations et le soutien aux couches vulnérables de notre société », a indiqué le communiqué final des travaux.

Le projet de loi de finances, exercice 2024, est aligné sur les axes stratégiques de

la feuille de route gouvernementale, consacrant respectivement : 669.186.668.000 de francs CFA, soit 48% des ressources à la promotion de l’inclusion et au développement du capital humain ; 419.363.033.000 de francs CFA, soit 30,1% à la transformation économique et 304.451.095.000 de francs CFA, soit 21,9% au renforcement de l’État.

Ce budget est élaboré « dans un contexte économique international marqué par des incertitudes, des tensions inflationnistes fortes et le durcissement des conditions financières, par suite des mesures de resserrement des politiques monétaires. Il est également tributaire de la menace sécuritaire persistante et de ses conséquences économiques et sociales ».  « Le président de la République a instruit le gouvernement de poursuivre les actions de lutte contre la flambée des prix, en vue de renforcer la résilience des populations, et de maintenir le cap sur la consolidation des bonnes performances du secteur agricole, notamment en matière de production vivrière et céréalière, ce en soutien à la maîtrise de l’inflation », a précisé le communiqué.

Un programme d’urgence de renforcement de la résilience adopté Outre ce projet de loi, le conseil des ministres a examiné un projet de décret portant création du programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés. Ce programme vise à mettre en œuvre l’ensemble des actions permettant de renforcer la résilience des populations sur tous les plans. Il concerne l’ensemble du territoire national et couvre spécifiquement les zones touchées ou menacées par des actes de terrorisme et d’extrémisme violent, identifiées sur la base des niveaux de menace. L’adoption de ce décret « permet à notre pays de poursuivre la lutte contre

l’insécurité et l’extrémisme violent et de renforcer la résilience des populations, avec l’appui des partenaires ».

Trois communications

Au total, le conseil a écouté trois communications. La première est relative à la préparation de la participation du Togo à la 28ème session de la Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP28). Cette conférence se tiendra du 30 novembre au 12 décembre 2023, à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis.

La 2e communication a porté sur la mise en œuvre du projet de construction de 21 ponts modulaires mixtes acier-béton, de type uni-bridge à construire dans les 5 régions du pays « un vaste programme de désenclavement et d’aménagement des pistes rurales, pour accélérer le développement économique et social des localités concernées ».

La dernière communication a touché l’état des lieux des projets de construction et de réhabilitation dans le sous-secteur de l’enseignement technique. Les besoins estimés en termes d’infrastructures d’ici 2025 s’élèvent à 1.057 salles de classe pour l’enseignement technique et la formation professionnelle ; et les besoins en personnel se chiffrent à 719 pour la même échéance. AJA/CA

Related Posts