De l’obligation de dire la vérité, face à un supposé droit de mentir ! Dans une série de publications, un confrère journaliste togolais à cru bon et juste de jeter l’opprobre sur SUNU BANK, un groupe bancaire pourtant sérieux et fiable de par les chiffres et les statistiques. Dans un droit de réponse de la banque envoyé par la banque au confrère, selon nos informations, SUNU Bank dénonce une méthode de travail du journaliste qui n’a pas cherché à avoir la version des concernés. Ceci dit, il est invité à mettre en ligne le droit de réponse de la banque. Malgré ce droit reconnu à tout individu, le journaliste rechigne à diffuser le droit de réponse comme si le métier ne nous faisait plus obligation de diffuser la réaction d’un concitoyen qui ne se retrouve pas à travers un écrit. Pourquoi refuser de diffuser le droit de réponse de SUNU BANK et continuer de salir et jeter l’anathème sur d’honnêtes et loyaux fonctionnaires de la Banque ? Pour situer l’opinion, et la laisser se faire une religion de tout ce qui se dit se raconte sur SUNU BANK, manifestement avec beaucoup de mauvaise foi, votre journal « Lomé Bouge Info » qui a obtenu fortuitement copie de ce droit de réponse, a juger juste de le rendre public, au moins pour honorer le droit du public à avoir à une information juste.
Voici l’intégralité du droit de réponse de SUNU BANK
A
Monsieur Ferdinand Ayité,
Directeur de publication du journal en ligne « https://lalternative.info/ »
Objet : Droit de réponse à l’article « Togo- Détruite par la gabegie et le pillage d’une mafia, Sunu Bank Togo brandit un licenciement de nombreux agents pour motifs économiques »
Monsieur le Directeur de publication,
SUNU BANK Togo a le plaisir d’exercer son droit de réponse suite àl’article cité en objet, publié sur le site https://lalternative.info le 15 février 2025, article qui a relayé des informations matériellement inexactes et visiblement destinées à induire le public en erreur.
Nous vous saurions gré de bien vouloir diffuser cette réponse dans les mêmes conditions que celles de l’article, comme le prévoit la réglementation en la matière.
Dans l’attente de votre diligence, veuillez agréer, Monsieur le directeur, l’expression de notre considération distinguée.
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Dans un article intitulé « Togo- Détruite par la gabegie et le pillage d’une mafia, Sunu Bank Togo brandit un licenciement de nombreux agents pour motifs économiques », publié le 15 février 2025 sur le site https://lalternative.info, de nombreuses informations manifestement erronées semblent avoir intentionnellement été relayées dans le but de nuire à l’image de notre entreprise. D’autres allégations portant clairement atteinte à la dignité des dirigeants de l’institution ont également été diffusées dans des « live » sur vos présences digitales les dimanches 16 et 23 février 2025. Nous allons donc répondre à vos affirmations, en nous efforçant d’être le plus pédagogique possible pour que la majorité de vos lecteurs puisse comprendre ce dont il s’agit et sans pour autant entrer dans le détail des actes de gestion de la banque qui relèvent comme vous pouvez l’imaginer, du sceau de la confidentialité.
Nous voulons avant tout, rappeler qu’à aucun moment les dirigeants de SUNU Bank Togo n’ont été interrogés ni par vous, ni par les membres de votre rédaction sur les faits allégués dans les différentes publications objets de ce présent droit de réponse. Or, les principes élémentaires du journalisme d’investigation recommandent, nous semble-t-il, à ses adeptes d’effectuer des recherches exhaustives pour découvrir des informations cachées ou ignorées ; de vérifier les faits de manière rigoureuse et s’assurer que leurs sources sont fiables ; de faire leur travail contradictoire en toute indépendance et objectivité et autres règles éthiques qu’il n’est pas besoin de rappeler au spécialiste que vous êtes. Se baser donc sur le seul narratif d’une partie ainsi que sur des documents internes frauduleusement transmis et détournés de leurs réalités sans vérification ni interrogation de toutes les parties, n’apporte aucun argument scientifique objectif au travail de vérité auquel doit se livrer le « journaliste d’investigation ».
SUNU Bank Togo est née de la prise de participation majoritaire du Groupe SUNU dans le capital de la Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC) en 2017 sur invitation des fonds d’investissement Cauris Croissance et AfricInvest Financial Sector et non Cauris Capital et Africa Invest comme indiqué dans votre article.
La banque a donc hérité d’une histoire, d’une position, d’un actif et d’un passif social qui date de la Caisse d’Epargne du Togo étatique transformée en Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC) et qu’elle a géré pendant plusieurs années tout en essayant d’atteindre ses objectifs de productivité et de rentabilité.
Il est à ce stade important de rappeler que la banque a quitté le giron étatique en 2010 et a assuré sa survie grâce à des capitaux apportés dans un premier temps par les deux fonds d’investissement précités et à partir de 2017 par le groupe SUNU qui croient en la volonté affichée des pouvoir publics togolais d’assainir le climat des affaires et de bâtir la croissance grâce au secteur privé. Et partout dans le monde, lorsqu’un investisseur privé rachète une entreprise, il procède à des actes de gestion pour améliorer la compétitivité, assurer des bénéfices afin de créer des emplois pérennes et de la richesse pour le pays.
Un important travail a donc étéréalisé par les dirigeants successifs de la banque appuyés par le conseil d’administration de la banque et le Groupe SUNU depuis 2018 pour rendre compétitif l’établissement dans un environnement hautement très concurrentiel au Togo (14 banques à fin 2024). L’effort de redressement a d’ailleurs permis à SUNU Bank Togo d’atteindre ses premiers objectifs de rentabilité en 2022 et de distribuer des dividendes aux actionnaires.
Des investigations élémentaires auraient pu vous permettre de vous rendre compte qu’ayant hérité du vaste réseau de la Caisse d’épargne dont la vocation était de couvrir l’ensemble du territoire avec un maillage parfois très fin (à une époque où les technologies bancaires n’étaient aussi avancées qu’aujourd’hui), SUNU Bank Togo se devait de procéder comme l’ont fait et continuent de le faire d’autres institutions bancaires présentes au Togo, à un redéploiement géographique et stratégique. Le but principal étant d’améliorer la qualité de service aux clients en optimisant les performances du réseau et des agents sur le terrain.
La réputation du groupe SUNU s’est construite ailleurs avant son arrivée au Togo. Nous sommes présents dans plus de 17 pays d’Afrique subsaharienne avec une vingtaine de filiales et sociétés affiliées. Au Togo, le Groupe est présent à travers 4 entités, SUNU Assurances Vie, SUNU Assurances IARD, SUNU Bank, SUNU Santé. Votre « source proche du syndicat » aurait certainement oublié de vous rappeler que le Groupe SUNU, « pas sérieux », est le leader de l’Assurance Vie dans la zone CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance), qu’il gère 852 milliards de francs CFA d’actifs et qu’il a investi plus de 45 milliards F CFA en emprunts de l’Etat du Togo.
Les autorités réglementaires ont décidé courant 2024 de porter le capital social des banques de 10 à 20 milliards FCFA minimum, ce qui exige des actionnaires de SUNU Bank Togo un nouvel effort financier conséquent et un appel à des investisseurs externes. L’actionnaire qui doit remettre la main à la poche et les nouveaux investisseurs doivent naturellement avoir des garanties de rentabilité de leur investissement. Il s’est donc imposé aux dirigeants de la banque la nécessité d’un plan de réorganisation dans l’optique d’une stratégie de développement pour la pérennité de l’institution.
Le plan social objet du conflit avec les syndicats n’a rien d’exceptionnel dans la pratique des affaires au Togo et ailleurs dans le monde. Un travail rigoureux a été conduit par des cabinets spécialisés et sous le regard des autorités compétentes au Togo et dans la zone UEMOA pour trouver les voies et moyens pouvant permettre à SUNU Bank Togo de pérenniser son activité, renouer avec la croissance et de continuer à être un acteur économique fiable et incontournable au Togo. Les syndicats ont plusieurs fois été invités à la table des discussions depuis mais ont préféré adopter une posture belliqueuse caractérisée par une politique de la chaise vide et une offensive suicidaire dans les médias cherchant à vouloir prendre en otage tout l’effectif des salariés, les dirigeants et actionnaires, les clients et les autorités du pays.
Le plan de départ volontaire indiqué dans votre article existe. Mais à aucun moment il n’a été question d’une promesse de don de 5 000 000 de F CFA à qui que ce soit pour se mettre à son compte. Vos informateurs n’ont d’ailleurs pas été en mesure de vous fournir un document l’attestant. Ce qui est constant, c’est la volonté du Groupe SUNU d’accompagner une reconversion de ses ex-agents désireux de se lancer à leurs propres comptes, mais dans le respect de conditions réglementaires et légales pouvant permettre à toute institution bancaire sérieuse d’accorder des prêts.
Mme AGBANGLANON Myriam Patricia Irene Pascal épouse ADOTEVI qui selon votre article, aurait « empiré la situation chaotique de la banque », est une professionnelle reconnue dans le monde bancaire en Afrique de l’ouest. C’est sous sa direction que la banque a pu se redresser et offrir à ses actionnaires des premiers résultats positifs en 2022 après des décennies de difficultés. Sur quelle base pouvez-vous affirmer que les recrutements effectués sous son leadership ont contribué « à la situation dans laquelle se trouve actuellement la banque », si ce n’est dans une volontédélibérée de porter atteinte à sa réputation ? Au demeurant, les recrutements effectués depuis 2018 l’ont été avec l’accord du Groupe et du Conseil d’Administration, sur la base de qualifications et compétences avérées.
L’activité bancaire et la notion de risque sont intimement liées. N’importe quel professionnel pourrait vous le confirmer. Les dossiers de crédit de la banque sont validés selon des procédures strictes, et au-delà d’un seuil, approuvés par un comité de crédit composé d’Administrateurs chevronnés. Et à ce jour, les différents impayés de crédits qui peuvent exister dans les livres de SUNU Bank Togo sont dans la moyenne des limites imposées par les régulations de la BCEAO. Vous connaissez sûrement des institutions bancaires au Togo ou ailleurs dont les taux d’impayés de crédits sont nuls…
Vos investigations ont sûrement pu vous mettre sur la piste du « transfert de plus de 8 milliards de FCFA (…) vers une destination inconnue ». Aucune autorisation de la commission bancaire n’est requise pour une telle opération mais bien celle de la BCEAO. Et votre « travail » ne semble avoir révélé aucune sanction de la BCEAO prononcée à l’encontre de SUNU Bank Togo sur ce sujet…
Les frais d’assistance technique évoqués par vos « sources » doivent également faire sourire les autres institutions bancaires de la place. Il s’agit de pratiques habituelles mais très encadrées par les réglementations bancaires de la BCEAO et contrôlées par la Commission Bancaire. L’essentiel de ces frais sont liés à des contrats portant par exemple sur la maintenance de logiciels informatiques utilisés par la banque ou sur des prestations (audit, risque, compliances, marketing…) mutualisées au niveau du groupe et refacturées aux entités bénéficiaires du groupe.
Jamais SUNU Bank Togo n’a octroyé de prêt à l’Etat du Sénégal passé sur un compte de particulier non officiel. Ici aussi, une petite investigation sur les charges contenues dans le dossier qui vous a été transmis par « vos informateurs » vous aurait permis de comprendre qu’il s’agit de prêts garantis par un Etat dans le cadre d’un marché public. Une pratique légale et courante dans le secteur bancaire dans le cadre d’un Partenariat Public Privé.
Par ailleurs, les contrats de prestation de service à SUNU Bank Togo sont régis par des règles strictes et transparentes. Les appels d’offres sont évalués par un comité qui regroupe des représentants de plusieurs départements de l’institution. Il est impossible comme vous le suggérez dans votre « live » dominical du 23 février, que l’ex-DG ait pu attribuer à elle seule des marchés sur la base de clientélisme. Sauf bien sûr si vous avez à votre disposition des éléments incontestables de preuves.
Vous publiez également plusieurs documents internes à la banque, sans cohérence avec votre récit, ni même avec une légende permettant à vos lecteurs de comprendre le sens de leur divulgation.
Monsieur le directeur de publication,
Tous les pays du monde ont besoin du secteur privé pour réussir les défis économiques auxquels ils sont confrontés. Le Groupe SUNU, groupe panafricain, présent depuis très longtemps au Togo à travers deux compagnies d’assurances avec 90 salariés directs, entend continuer d’investir pour relever définitivement la banque et pérenniser ses activités, seul gage de création de richesse et d’emplois.
Nous souhaitons avoir des discussions constructives avec les syndicats mais il faut qu’ils acceptent de discuter et de se conformer aux dispositions légales en vigueur au Togo notamment celles encadrant le droit de grève et des négociations d’entreprises.
Les institutions bancaires procèdent régulièrement à des « redéploiements » de leurs agences sur le territoire sans attirer autant d’attention que le traitement qui est réservé au Groupe SUNU. Avec 28 agences nous restons parmi les trois banques les plus présentés sur le terrain. Même avec la probable fermeture de 07 agences et cash-points non rentables, le réseau de SUNU Bank Togo restera l’un des plus vastes du pays.
Nous pouvons comprendre l’intérêt de votre journal pour une banque qui a fait le pari de rester proche et à l’écoute de ses clients et de ses agents. Vos informateurs ont oublié de relever que SUNU respecte scrupuleusement la nouvelle convention collective avec une révision périodique des indices avec incidence sur les traitements de ses agents.
Malgré les difficultés qui rendent nécessaires les réformes en cours d’implémentation, SUNU Bank Togo peut être fière de conserver la confiance de ses actionnaires et des investisseurs qui soutiennent la recapitalisation demandée par la BCEAO pour atteindre les 20 Milliards du capital social.
En conclusion, les allégations publiées au sujet de SUNU Bank Togo sont non seulement inexactes mais également préjudiciables. Il est crucial de rétablir la vérité et de corriger les informations erronées qui ont été diffusées. Nous demandons que cette réponse soit publiée intégralement et avec la même visibilité que l’article initial, afin de garantir une information équilibrée et respectueuse des droits de chacun.







