Le vendredi dernier  a vu se tenir, à Lomé, la première édition des “BOAD Développement Days”, placée sous le thème : « L’agro-industrie, levier de la souveraineté alimentaire dans l’UEMOA », et marquée par un panel sur les défis liés à l’agriculture.

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« Le grand défi, c’est de savoir comment nourrir, à l’horizon 2050, environ 800 millions de personnes issues des 15 États membres de l’espace CEDEAO-UEMOA-CILSS, ainsi que du Tchad et de la Mauritanie », a précisé Dr Issoufou Baoua, coordonnateur régional du Programme d’appui à la sécurité alimentaire et nutritionnelle du CILSS (Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel).D’autant que la capacité de production actuelle de l’ensemble des pays de cet espace, estimée en moyenne à 70 millions de tonnes de céréales, reste largement insuffisante, justifiant la dépendance des États vis-à-vis des importations céréalières.

Les panélistes ont relevé plusieurs freins à la souveraineté alimentaire, notamment la question des semences « améliorées et certifiées », des intrants agricoles, et surtout de la disponibilité des engrais, indispensables pour soutenir aussi bien les cultures pluviales qu’irrigables. Le foncier, la mécanisation, les infrastructures rurales, les conditions de transformation, de stockage ainsi que le financement de l’agriculture figurent également parmi les obstacles soulevés.

Les spécialistes présents au panel ont interpelé les Etats sur la nécessité de revoir en profondeur leurs politiques agricoles afin d’assurer une réelle souveraineté alimentaire et nutritionnelle dans l’UEMOA, notamment par le financement d’une agriculture résiliente face aux changements climatiques et par le développement d’une agro-industrie axée sur les chaînes de valeur.

SerAz

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