Ce samedi 19 juillet, s’ouvrent officiellement dans la préfecture de la Kozah, les luttes traditionnelles « Evala », édition 2025, en pays kabyè. Après les préliminaires ce vendredi dans le canton de Yadè, ce sont les cantons de Pya, Bohou, Sarakawa et Yaka (Préfecture de Doufelgou) qui seront à l’honneur demain avec des danses et des empoignades sur des terrains de luttes.
Pendant huit jours, les 12 cantons sur 15 que compte la préfecture de la Kozah, vibreront dans une ambiance marquée par des danses, des empoignades, des chants et des partages de viandes de chien chez les initiés. Dans les arènes, les jeunes initiés vont rivaliser d’adresse, de souplesse, de ruse, de force physique et d’endurance pour donner les victoires à leur camps respectifs au grand bonheur des spectateurs.
Rite célébrant l’initiation du jeune garçon de 18 ans « Evalou », les luttes traditionnelles « Evala » représentent la manifestation culturelle la plus populaire en pays Kabyè. Elles préparent les jeunes à entrer dans la classe des adultes, prêts à défendre leurs villages face à l’envahisseur.
L’initiation du jeune kabyè dure trois ans au cours desquelles le jeune « Evalou », c’est-à-dire « nouvel homme » peut consommer la viande de chien. Cette dernière, d’après des encadreurs, donne aux jeunes initiés, une endurance en vue de résister à l’adversaire.
Selon la tradition kabyè, une fois l’initiation terminée et étant devenu adulte, le jeune Evalou peut, dès lors, transporter le cadavre vers la tombe, se marier ou faire toutes les œuvres d’un adulte.
Dans le cadre de cet événement de valorisation de la tradition, les différents cantons voient déjà affluer chez eux leurs natifs, les touristes et les visiteurs. Cette fête initiatique est une aubaine pour les hôtels, les bars, les commerçants et autres entreprises de booster leurs chiffres d’affaires.







