Sur tous les sites de luttes, avant même le début des empoignades, les lutteurs et danseurs des deux camps adverses viennent systématiquement, à tour de rôle, présenter leurs déférences au Président du Conseil, Faure Gnassingbé ou à son représentant personnel désigné. L’encadreur de lutte, Lemou Essowouna apporte un éclairage sur ce rituel ancestral.

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M. Lemou explique que dans les temps anciens, bien avant l’arrivée d’un chef d’Etat pour suivre les luttes traditionnelles Evala, ce rite initiatique était toujours présidé par un chef canton à qui revenait l’honneur de recevoir les civilités des lutteurs et danseurs des deux camps en confrontation. « Une fois le chef canton assis pour superviser les empoignades, ces lutteurs et danseurs au premier rang desquels les encadreurs, allaient chacun à leur tour, pour le saluer et l’honorer de s’être déplacé pour assister aux luttes ».

Honneurs désormais réservés au premier dirigeant du pays

 Depuis l’arrivée au pouvoir de feu président Gnassingbé Eyadéma, les choses ont changé. « En tant que premier garant des us et coutumes, le président Eyadéma, qui fut en son temps un grand champion de lutte, honorait personnellement de sa présence cette tradition en lieu et place des chefs canton. Et donc c’est tout naturellement que tous les honneurs dus à son rang lui étaient réservés », a-t-il expliqué. Et d’ajouter « Aujourd’hui, c’est le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, l’un des meilleurs lutteurs de son époque, qui gouverne le pays et qui assiste chaque année aux empoignades. Voilà pourquoi, en tant que Président du Conseil et en sa qualité de chef des chefs de la tradition, les lutteurs et danseurs des deux camps en compétition vont lui présenter leurs déférences et lui exprimer leurs gratitudes d’être présent pour superviser les luttes, à travers des chants et danses ».

Soutien « indéfectible » au président Faure

Au-delà des civilités et des hommages, les lutteurs et danseurs expriment, à travers leurs chansons, leur soutien « indéfectible » à Faure Gnassingbé et à sa politique de paix, de sécurité, de développement et de médiation dans et en dehors de la sous-région. « C’est lui notre président, notre champion. C’est pourquoi nous faisons crépiter nos castagnettes, sonnons nos cors et jouons nos flûtes, en chantant gaiement et en dansant avec enthousiasme. Ceci pour dire au président Faure que nous sommes mobilisés comme un seul homme derrière lui, que nous constituons son bouclier et qu’il peut avancer sans crainte en comptant nuit et jour sur nous comme nous aussi nous comptons sur lui », a confié M. Lemou.

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