« Le gouvernement de la République togolaise a pris acte de la notification transmise par la République du Ghana relative à l’engagement d’une procédure arbitrale internationale portant sur la délimitation de la frontière maritime entre les deux Etats », a indiqué le ministre de l’Administration territoriale, Col Hodabalo Awaté lors d’une conférence de presse, le vendredi 27 février à Lomé.
Cette rencontre avec les professionnels des médias sur la délimitation de la frontière maritime Togo-Ghana, vise selon le gouvernement, à éclairer les populations. Il s’agit de les informer sur la situation afin de les mettre en confiance.
Le ministre Awaté a fait savoir que le gouvernement entend aborder cette étape du dossier avec le sens « de responsabilité, de sérénité requise et dans le plein respect de ses droits et intérêts légitimes ». Dans sa déclaration, le ministre a dit que le Togo demeure profondément attaché aux principes du droit international, notamment au respect de la souveraineté des États, à l’intégrité territoriale et au principe de l’exécution de bonne foi des engagements internationaux.
« Le Togo a toujours privilégié le dialogue, la concertation et le recours aux mécanismes juridiques internationaux appropriés pour résoudre toute divergence, dans un esprit d’apaisement, de coopération et de stabilité régionale », a souligné le Col Awaté. Le ministre a précisé que pour le gouvernement togolais, la coopération régionale et les relations de bon voisinage constituent une priorité stratégique majeure. « Le Togo entretient avec le Ghana des liens historiques, humains et économiques étroits et privilégiés, qu’il entend préserver et renforcer. « Notre ambition commune doit demeurer celle d’un espace ouest-africain stable, solidaire et résolument tourné vers le développement partagé, dans l’intérêt supérieur des peuples de la sous-région », a-t-il mentionné.
Relevant les points de désaccord, le négociateur principal de la Commission nationale des frontières maritimes, le ministre Dammipi Noupokou a fait savoir que la délimitation des frontières maritimes est très encadrée par les textes des Nations unies. « C’est fondamentalement dans un premier temps, un travail technique, de calcul bien défini. Une fois élaboré, cela permet d’avoir une première frontière. Chacun des deux Etats peut faire intervenir d’autres éléments techniques comme des éléments historiques ou de sécurité pour demander que la frontière technique qui a été calculée puisse être modifiée en tenant compte des nouveaux éléments. C’est là où la grande difficulté arrive et les deux parties doivent négocier en profondeur ».
Le calcul technique qui a été fait, a-t-il poursuivi, « ne permettait pas à l’Etat Togolais d’avoir un accès à la haute mer. L’autre élément, c’est notre port, qui historiquement avait une partie où lorsque les bateaux arrivaient, en attendant de trouver une place, mouillaient dans une zone et concernant cette zone, nous avions estimé qu’on devrait demander le redressement de la ligne qui a été obtenue de par les calculs techniques ». Voilà deux exemples de faits, a dit le négociateur principal, qui ne nous ont pas permis de nous comprendre avec la partie ghanéenne.







