Le constat est amer mais nécessaire. Le classement du Global Safety Report a été exposé lundi au centre de conférences International (CCI) d’Ivato lors des assises nationales de la Police. Madagascar s’enfonce dans le bas du classement mondial. Il se trouve parmi les cinq pays les plus mal classés au monde en matière de sécurité publique, de stabilité et de confiance envers la police. Mais le directeur général de la Police nationale, le Commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina, souhaite transformer cette situation en levier de réforme.

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S’appuyant sur les données internationales de 2023, Madagascar se retrouve aux côtés de nations marquées par des crises sécuritaires ou politiques profondes. Ce rapport évalue la perception de la sécurité par les citoyens, la stabilité des institutions et, surtout, le degré de confiance accordé à la police. La Grande Île se trouve derrière le Venezuela, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Nigeria.

Le directeur général de la Police nationale n’a pas cherché à minimiser ces résultats. Pour lui, ce constat doit servir d’électrochoc pour l’institution. Il a également évoqué la cartographie de l’insécurité à Madagascar. Les indicateurs publiés par l’Ordre International de Security Policy évoque selon lui que l’île est tout rouge en matière de sécurité.

Pour ce haut responsable de la Police nationale, les assises nationales devraient servir à changer de paradigme. “C’est d’ailleurs la raison d’être de ces assises nationales, faire en sorte que nous ne soyons plus dans le rouge”. Il s’agit alors, selon ses termes, “de transformer ces zones rouges en zones où il fait bon vivre”.

Le DGPN a martelé que ce classement “ne doit pas nous faire baisser les bras, cela ne doit pas nous décourager”. La feuille de route pour les mois à venir tient en trois piliers fondamentaux pour restaurer l’image de la police malgache. Les policiers devraient être intègres, efficaces et une institution qui “aime et sert le peuple”.

par2424.mg

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