Le projet BASIS a été au cœur des débats d’une conférence nationale capitale pour l’avenir de l’agrobusiness togolais, le mardi dernier à l’Hôtel Concorde de Lomé.

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Pendant trop longtemps, les institutions togolaises ont réduit le diplôme agricole à des savoirs académiques déconnectés des réalités de la terre. C’est ce paradigme que le projet Boosting Agriculture Studies in Sub-Saharian Africa (BASIS) entend renverser. Pour l’assemblée, composée d’universitaires, de bailleurs de fonds et d’opérateurs du secteur privé, le constat est unanime : pour nourrir le pays, il faut d’abord former des bras et des cerveaux prêts à l’emploi.

Le concept est simple mais radical : l’immersion. En recevant le stage pratique au centre du cursus, BASIS ne se contente pas de délivrer des parchemins ; il forge des profils capables de piloter des exploitations modernes dès leur sortie de l’université. Ainsi, son ambition est-t-elle de transformer des étudiants théoriciens en experts de terrain pour répondre aux besoins d’une économie rurale en pleine mutation.

« L’agriculture est notre levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois », a martelé le ministre délégué à l’Enseignement supérieur, le Professeur Gado Tchangbedji, à l’ouverture des travaux.

Après avoir planché sur des stratégies destinées à pérenniser les acquis du projet, les participants à cette conférence, qui a servi de rampe de lancement pour la phase de consolidation, ont proposé la généralisation des étapes de longue durée en milieu rural, l’actualisation des cursus en fonction des besoins réels des entreprises agroindustrielles et, enfin, le renforcement de la coopération SudSud pour partager les réussites régionales.

SerAz

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