Un atelier national du secteur de la microfinance sur la problématique du recouvrement des créances s’est tenu, le vendredi 27 mars à Lomé.

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La rencontre est organisée par le ministère des Finances et du Budget en collaboration avec la Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Elle a réuni les responsables du ministère en charge des Finances, de la BCEAO, les responsables et directeurs des institutions de microfinance du Togo. Cette activité fait suite au constat selon lequel, le taux de recouvrement des créances au niveau de ces institutions de microfinance au Togo, est au-dessus de la normale, 3% selon l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

L’objectif est de poser un diagnostic clair et précis afin d’identifier les causes profondes de la dégradation du portefeuille et de l’efficacité des dispositifs actuels de recouvrement des crédits.

L’atelier s’est déroulé en deux temps. Une séance d’explication sur les principales innovations de la nouvelle loi uniforme portant réglementation de la microfinance, suivie du diagnostic de la gestion du crédit du secteur de la microfinance. Les participants ont suivi une présentation sur les moyens innovants de recouvrement et partagé les bonnes pratiques des autres pays de l’UEMOA.

La nouvelle loi uniforme portant réglementation de la microfinance, adopté le 25 mars dernier a introduit plusieurs innovations dont certains nécessitent des textes d’application pour leur mise en œuvre effective. Une période de 12 mois est retenue comme transition pour l’application de cette nouvelle loi. En attendant ces textes d’applications, les institutions de microfinances sont tenues de mettre en œuvre ces nouvelles exigences qui sont d’applications directes. Ces dispositions d’application directes sont relatives, entres autres, à l’agrément, à l’organisation de la profession et aux conditions d’exercice. Elles concernent aussi la gouvernance et le contrôle interne, la finance islamique, les dispositions comptables et prudentielles, ainsi que la supervision et le contrôle des institutions de microfinance.

Les observations faites et les propositions retenues au cours de l’atelier seront versées au niveau de l’association professionnelle des systèmes décentralisés du Togo qui doit travailler avec les experts de la BCEAO afin de trouver des mesures nécessaires pour apporter une solution à cette problématique de recouvrement de crédits.

Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola a indiqué que le non remboursement des crédits érode les fonds propres, fragilise la crédibilité et la capacité de ces institutions à financer de nouveaux bénéficiaires. Cette situation, a-t-il ajouté, compromet la confiance aussi bien des déposants que des partenaires financiers et met en péril tout le système de la microfinance.

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