A la faveur d’un atelier organisé à Lomé le mercredi 1er avril dernier, le Ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique du Togo, à travers la Direction du Développement et de la Promotion des Industries (DDPMI), a formé les Très Petites et Moyennes Industries (TPMI) togolaises sur le Schéma de Libéralisation des Échanges (SLE) et les dispositifs d’obtention d’agrément CEDEAO/UEMOA.
Concrètement, l’Etat a appris aux entrepreneurs à maîtriser les « règles d’origine ». Car ce document prouve qu’un produit est bien « Made in Togo ». Une fois ce statut acquis, l’entreprise bénéficie de la Taxe Préférentielle Communautaire (TPC) et peut exporter ses marchandises vers Lagos, Abidjan ou Ouagadougou sans payer de droits de douane. Résultat : des produits immédiatement plus compétitifs sur le marché régional. Objectif affiché : transformer les TPMI en champions régionaux capables de vendre partout en Afrique de l’Ouest sans barrières douanières.
Cette modernisation, qui bénéficie de l’appui de la GIZ (ProComp) et du cofinancement de la République fédérale d’Allemagne et de l’Union Européenne, ne se limite pas aux procédures papier : le gouvernement pousse désormais les industriels vers la plateforme digitale togocham@ccit.tg, qui simplifie les démarches administratives et accélère l’obtention des agréments nécessaires. Par ailleurs, le programme accorde une place centrale aux femmes cheffes d’entreprise, notamment dans le secteur agro-industriel.
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