Le 18 avril, dans la ville de Weifang de la province chinoise du Shandong (est), le ciel offre un spectacle étonnant : des personnages d’animation chinois côtoient « Bob l’éponge », des dragons et phénix mythiques volent aux côtés de paons du Sri Lanka, et Confucius apparaît avec un chien robot moderne…
Parmi tous ces cerfs-volants, l’un d’eux attire particulièrement l’attention. Son autrice est l’artiste française Milana Gabriel. Elle participe au 43e Festival international du cerf-volant de Weifang, qui se tient cette année dans le parc mondial du cerf-volant à Anqiu de la ville de Weifang. Plus de 260 équipes venues de 57 pays et régions y participent, avec quelque 2.300 cerfs-volants artisanaux.
« J’exprime mon enthousiasme pour la culture chinoise à travers mon œuvre », raconte Milana Gabriel, passionnée par la Chine. Après deux mois passés à Weifang, elle a entendu par hasard « Cent Oiseaux rendant hommage au phénix » (« Bai niao chao feng »), un morceau de musique traditionnelle chinoise qui l’a profondément émue. Elle a alors créé un cerf-volant en utilisant du papier et des tiges de bambou. De forme cubique à la base, avec une sphère creuse qui tourne dans le vent au-dessus, il illustre la conception cosmologique chinoise ancienne de « ciel rond et terre carrée ». Sur les cinq faces du cube sont imprimés des instruments traditionnels chinois, tels que le pipa, l’erhu et le suona.
« J’ai l’intention de visiter d’autres villes chinoises pour mieux connaître la culture traditionnelle chinoise. La prochaine fois que nous nous rencontrerons, j’aurai peut-être une compréhension encore plus profonde », ajoute-t-elle.
Le cerf-volant est né il y a plus de 2.000 ans dans la région de Weifang. La ville est aujourd’hui surnommée la « capitale mondiale du cerf-volant ». Son industrie génère plus de 2 milliards de yuans de chiffre d’affaires annuel, et ses produits sont exportés vers une cinquantaine de pays, représentant plus de 80% du marché mondial.■
(Xinhua)






