Les perturbations dans la fourniture de l’énergie électrique ont été débattues au cours de la cinquième séance plénière de la première session ordinaire de l’année de l’Assemblée nationale, le vendredi 26 juin à Lomé.

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Présidée par le président de l’Assemblée nationale, Professeur Selom Komi Klassou, la séance s’inscrit dans le cadre de la mission de contrôle de l’action gouvernementale dévolue au parlement. Elle vise à obtenir des explications sur les causes des coupures d’électricité ainsi que les mesures envisagées par le gouvernement pour y remédier durablement et assurer la souveraineté énergétique du pays.

Au cours des échanges, plusieurs préoccupations ont été soulevées par les députés, notamment la distribution de l’électricité aux ménages, la hausse des factures malgré les délestages, les performances des centrales thermiques nationales et les solutions envisagées à court, moyen et long terme pour renforcer l’offre énergétique et soutenir le développement économique.

Interpellé, le ministre délégué auprès du ministre des Mines et des ressources énergétiques, chargé de l’énergie et des mines, Robert Koffi Messan Eklo, a expliqué que les besoins énergétiques du Togo sont estimés à au moins 360 mégawatts, alors que le pays ne dispose actuellement que d’environ 250 mégawatts, provenant à la fois de la production nationale et des importations d’électricité en provenance du Nigéria et du Ghana.

Le ministre a précisé que les difficultés rencontrées par ces deux pays fournisseurs ont un impact direct sur l’approvisionnement du Togo. Selon lui, les délestages observés chez ces partenaires entraînent une réduction des quantités d’énergie exportées vers le pays. A cette situation s’ajoutent les travaux de maintenance sur les réseaux électriques ainsi que les effets des intempéries, qui perturbent également la continuité de la fourniture.

Assurant que le gouvernement est pleinement conscient des désagréments causés aux populations, Robert Koffi Messan Eklo a indiqué que plusieurs projets sont en cours de préparation ou d’exécution afin d’accroître progressivement la capacité nationale de production à partir des ressources énergétiques disponibles.

« Une fois réalisés, ces différents projets vont concourir à la souveraineté énergétique du Togo à l’horizon 2030 », a déclaré le ministre, tout en précisant que leur concrétisation dépendra notamment des délais de commande des équipements, de leur livraison ainsi que de la mobilisation des financements nécessaires.

A l’issue des débats, le président de l’Assemblée nationale a exhorté le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des solutions annoncées afin de garantir un approvisionnement régulier en électricité aux ménages et aux industries, un levier indispensable pour stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations.

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