Le samedi 8 août 2026 a été marqué à Lomé par la tenue du congrès ordinaire de l’Union des Forces de Changement (UFC), sous le thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux » et la présidence de son vice-président, Séna Alipui.
Ce dernier, en ouvrant les travaux, le vice-président a inscrit ce rendez-vous dans la filiation historique du parti, né le 1er février 1992, autour du combat pour l’« Ablodé » porté par Sylvanus Olympio dès l’indépendance de 1960. Séna Alipui a également rappelé l’accord de paix signé le 26 mai 2010 entre l’UFC et le parti alors RPT, aujourd’hui UNIR, présenté comme le socle ayant permis au pays de « se concentrer sur les questions de développement ». Ce qui, selon lui, s’est logiquement greffé de la position retenue par son parti, par rapport au basculement du Togo vers un régime parlementaire, acté le 6 mai 2024 : « Le régime parlementaire est une opportunité d’enraciner notre parti politique et renforcer notre maillage du territoire. » Il a appuyé ce choix par un bilan électoral : aux dernières sénatoriales et municipales les résultats ont hissé l’UFC « au rang de 3ème force politique du Togo », derrière l’UNIR et l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Il a cité les sept thèmes ayant structuré la dernière campagne du parti (eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité, salubrité) comme axes de travail à venir, sans passer sous silence les « défis énormes » auxquels le parti reste confronté. Aussi a-t-il plaidé pour un positionnement de « rassemblement » autour des institutions issues des dernières élections, tout en réaffirmant le rôle de l’UFC comme « opposition constructive ».
Les travaux de ce congrès ont pris fin avec l’annonce d’une feuille de route destinée à optimiser l’action politique du parti pour les prochaines années.
SerAz






