La Coordination des centrales syndicales du Togo (CCST) organise, du 24 au 26 août 2026 à Lomé, un atelier de renforcement des capacités sur les travailleurs de l’économie des plateformes. Soutenue par le Bureau international du Travail (BIT), cette rencontre vise à aider les acteurs syndicaux à formuler des positions communes sur les enjeux liés à ce secteur.
Un secteur numérique encore peu encadré
L’essor de l’économie numérique offre de nouvelles possibilités d’emploi, mais pose également des défis en matière de protection des travailleurs. Revenus instables, absence de protection sociale, horaires imprévisibles ou encore difficultés liées au statut professionnel figurent parmi les préoccupations soulevées.
Pour Martin Bougonou Djobo, Secrétaire Général de la Confédération générale des cadres du Togo et porte-parole de la CCST, l’objectif est de faire en sorte que la transformation numérique soit aussi une transformation sociale juste et respectueuse des droits des travailleurs.

Des acteurs outillés sur les droits et la protection sociale
Pendant trois jours, les participants suivent plusieurs modules sur le travail sur les plateformes numériques au Togo, la protection sociale, les droits des travailleurs et les normes internationales du travail. La liberté syndicale, la négociation collective et le dialogue social sont également au cœur des échanges.
Selon Kattia Moreno Paredes, spécialiste des travailleurs au Bureau du BIT à Abidjan, cette formation doit permettre au monde syndical togolais de construire une vision commune du travail décent dans l’économie des plateformes.
Cette rencontre constitue une première étape. La suite devra permettre de consolider les acquis, d’élaborer une position syndicale commune et d’engager les discussions avec le gouvernement en vue d’une meilleure réglementation du secteur.
Rachel






