Air France-KLM mène depuis plusieurs années des actions concrètes en vue de réduire son empreinte environnementale. Il est à ce titre reconnu depuis treize ans comme le groupe aérien le plus responsable au monde en matière de développement durable par le Dow Jones Sustainability Indexes (DJSI).
Air France-KLM s’est fixé pour objectif de réduire de 20% ses émissions de CO2 par passager/km d’ici 2020 par rapport à 2011.
Il agit dans tous les domaines de son activité par :
- la modernisation de sa flotte avec des appareils plus efficaces énergétiquement,
- l’amélioration de son efficacité opérationnelle,
- les procédures d’éco pilotage,
- l’optimisation de la masse embarquée,
- la compensation des émissions.
Ces mesures ont permis d’économiser 20.000 tonnes de carburant en 2017, représentant environ 60.000 tonnes de CO2 évitées.
Air France-KLM est également très actif dans la recherche de carburants alternatifs et a réalisé de premiers vols test utilisant du biocarburant.
Il existe également un gisement substantiel en matière d’optimisation du contrôle aérien et des trajectoires : ainsi la mise en œuvre du ciel unique européen pourrait permettre de gains d’émissions de CO2 de l’ordre de 10%.
Dans le contexte d’une croissance continue du secteur, le transport aérien participe déjà pour ses vols européens au système communautaire d’échange de permis d’émissions (EU ETS) et s’est par ailleurs fixé un objectif de croissance neutre en carbone à compter de 2020 dans le cadre de l’accord CORSIA (« Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation ») signé à l’OACI en octobre 2016. Air France-KLM a largement soutenu et contribué à cet accord historique. Le secteur aérien est ainsi le premier secteur économique à se doter d’un accord mondial pour limiter ses émissions de CO2 et agir concrètement en matière de changement climatique.
Alors que le prix du pétrole élevé et que les Assises du Transport Aérien visent à restaurer la compétitivité du transport aérien français, une décision de taxation du kérosène pour les seuls vols domestiques porterait directement atteinte à cet objectif.
Le transport aérien français est déjà fortement taxé
Si le kérosène n’est pas taxé dans les mêmes proportions que l’essence ou le diesel, le transport aérien français est déjà lourdement taxé. Contrairement aux autres modes de transport et à ce qui est pratiqué dans d’autres pays, les compagnies aériennes françaises sont assujetties à de nombreuses taxes et redevances liées au financement des dépenses de sûreté, au financement des infrastructures aéroportuaires, aux aides aux pays du sud (taxe de solidarité sur les billets), à l’insonorisation des logements des riverains des aéroports (TNSA), ou encore à l’administration centrale (DGAC) et la navigation aérienne.
Alors que la facture carburant représente 1/3 de coûts d’exploitation d’Air France, une taxe sur le kérosène pour les seuls vols domestiques entraînerait des charges supplémentaires de l’ordre de 250 millions d’euros par an pour Air France et HOP!, ce qui les fragiliserait très nettement, mais aussi les aéroports français et les liaisons d’aménagement du territoire.
Rappelons que les émissions de CO2 du transport aérien représentent de 2 à 3% des émissions globales.
Au global, les acteurs du transport aérien ont pris des engagements ambitieux en matière d’émissions de CO2 et se donnent tous les moyens pour y parvenir. Une nouvelle taxation casserait durablement cette dynamique.
Pour en savoir plus : retrouvez ici le détail des engagements d’Air France et du secteur aérien







