Un diagnostic manqué. Un médicament inadapté. Une orientation vers un spécialiste qui n’aboutit à rien. Pour une personne atteinte d’une maladie non transmissible, une seule défaillance dans les soins peut avoir des conséquences à vie.

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C’est le défi au cœur de la Journée mondiale de la sécurité des patients 2026.

Dans la région de la Méditerranée orientale, les maladies non transmissibles sont responsables de plus de 2,6 millions de décès chaque année, soit 63 % de la mortalité totale. Des millions de personnes vivent avec des maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et des maladies respiratoires chroniques.

Pour eux, les soins de santé ne se résument pas à un simple rendez-vous, mais constituent un parcours de vie. Chaque étape doit se dérouler en toute sécurité.

À l’échelle mondiale, 1 patient sur 10 subit un préjudice lors de soins de santé, et environ la moitié de ces préjudices sont évitables.

Dans notre région, les conflits, les déplacements de population et les crises humanitaires rendent l’accès à des soins de qualité encore plus difficile. Ils interrompent les traitements, privent les patients de leurs médicaments et de leurs dossiers médicaux, et exercent une pression énorme sur des systèmes de santé déjà fragiles.

Mais une maladie non transmissible ne s’arrête pas en temps de crise. Il en va de même pour les soins de qualité.

L’OMS travaille avec les pays pour renforcer les soins de santé primaires et rendre les services de prise en charge des maladies non transmissibles plus sûrs, mieux intégrés et mieux coordonnés tout au long de la vie du patient.

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, j’appelle les gouvernements, les professionnels de la santé et les responsables de la santé à faire de la sécurité une composante essentielle des soins aux patients atteints de maladies non transmissibles : écouter les patients, prévenir les préjudices avant qu’ils ne surviennent, renforcer chaque transmission d’informations et veiller à ce qu’aucun patient ne soit perdu entre les services.

La sécurité des soins doit être intégrée à chaque décision, chaque service et chaque étape de la prise en charge. Car des soins non sécuritaires ne sont pas des soins de qualité.

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