L’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) a clôturé, le 14 octobre 2026 à Lomé, les festivités de son cinquantenaire. La cérémonie a été marquée par l’adhésion du Burundi, qui porte à quinze le nombre d’États membres de l’institution, et par la rentrée académique 2026-2027.

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Un nouveau pays rejoint la communauté de l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme. Le Burundi a officiellement intégré les États membres de l’EAMAU, à l’occasion de la clôture des célébrations de son cinquantième anniversaire, organisée le 14 octobre à Lomé. Le hissage du drapeau burundais a symbolisé cette adhésion, qui renforce la dimension panafricaine de l’établissement.

Pour cette rentrée académique 2026-2027, dix étudiants burundais font leurs premiers pas au sein de l’institution. Une arrivée qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de coopération universitaire, de partage d’expériences et de formation des futurs professionnels de l’architecture et de l’urbanisme sur le continent.

La cérémonie de clôture était présidée par le professeur Bouréma Kansaye, ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et président du Conseil d’administration de l’EAMAU. Elle a mis un terme à trois jours de manifestations consacrées au bilan de l’École et à ses perspectives de développement.

Cinquante ans au service des villes africaines

Placée sous le thème « 50 ans d’excellence au bénéfice des villes et territoires d’Afrique », cette célébration a réuni responsables institutionnels, partenaires, enseignants et étudiants autour de l’avenir de l’établissement. Rencontres institutionnelles, échanges, activités culturelles et sportives ainsi qu’une exposition sur le campus ont rythmé les festivités.

Au-delà du caractère commémoratif, les discussions ont permis d’identifier plusieurs pistes d’amélioration concernant les programmes de formation, la recherche et les conditions de vie estudiantine. Les recommandations issues de ces travaux doivent être examinées en vue de leur traduction en actions concrètes.

Dans son intervention, le professeur Bouréma Kansaye a notamment attiré l’attention sur les défis auxquels les villes africaines sont confrontées : urbanisation accélérée, déficit de logements décents, besoins croissants en infrastructures, mobilité durable et effets des changements climatiques. Autant de problématiques qui imposent, selon lui, une adaptation des formations et une recherche scientifique davantage tournée vers les réalités du continent.

« Si ce cinquantenaire nous invite à célébrer nos réussites, il nous appelle également à préparer l’avenir avec ambition et détermination », a-t-il déclaré.

Le ministre togolais de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a, pour sa part, souligné la contribution de l’EAMAU à l’intégration africaine par l’éducation. En cinquante ans d’existence, l’établissement a formé plus de 4 000 architectes, urbanistes et gestionnaires urbains, appelés à participer à la transformation des villes et des territoires africains.

S’adressant aux étudiants, il les a invités à concevoir des solutions architecturales et urbaines adaptées aux besoins des populations, respectueuses de l’environnement et en phase avec les réalités locales. Il a également réaffirmé la volonté du gouvernement togolais de poursuivre, aux côtés des autres États membres, les efforts en faveur de la modernisation des infrastructures pédagogiques, de la transition numérique et de la recherche sur les villes durables et les changements climatiques.

Modernisation et recherche au cœur des priorités

Pour le directeur général de l’EAMAU, le docteur Malam Boukar Awa Krou, le cinquantenaire constitue autant un moment de bilan qu’une occasion de préparer les prochaines étapes du développement de l’institution. Il a appelé les enseignants à faire preuve de rigueur et de détermination dans l’accomplissement de leurs missions au cours de la nouvelle année académique.

Plusieurs chantiers sont annoncés pour renforcer les capacités de l’École. Ils portent notamment sur l’acquisition d’équipements pédagogiques, la numérisation progressive de la bibliothèque et le développement de plateformes d’apprentissage hybride et à distance. Le renforcement du corps enseignant, la redynamisation des laboratoires de recherche et l’élargissement des partenariats institutionnels et académiques figurent également parmi les priorités.

Créée en 1975 à l’initiative des pays africains, puis implantée à Lomé en 1976, l’EAMAU entend ainsi poursuivre son évolution pour répondre aux besoins croissants des villes et territoires du continent. L’intégration du Burundi vient élargir son espace de coopération, au moment où les enjeux d’aménagement urbain, de logement et de développement durable prennent une importance grandissante en Afrique.

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