Réunis le mercredi 28 janvier 2026 à Lomé, les acteurs des filières café et cacao ont analysé l’évolution récente des cours mondiaux et évalué ses impacts sur les producteurs et les opérateurs économiques.

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Produits d’exportation stratégiques cotés en bourse, le café et le cacao évoluent sur des marchés hautement spéculatifs. Après des niveaux historiques atteints en 2024, les cours du cacao ont amorcé une chute prononcée dès 2025. Selon les analystes, le marché est désormais passé d’une situation de pénurie extrême à une anticipation de surplus d’environ 175 000 tonnes pour la saison 2025/2026, porté notamment par la production équatorienne et une stabilisation en Afrique de l’Ouest. Le café a culminé à 8,55 dollars par kilo, soit une hausse annuelle de 55 %. Malgré une hausse de la production mondiale prévue pour 2025/2026, les stocks restent à des niveaux critiques. Fin janvier 2026, le café s’échange autour de 4 132 dollars la tonne.

Les échanges ont également porté sur les mécanismes de fixation des prix aux producteurs, qui diffèrent selon les pays. Enselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC, a insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation collective pour faire face à la crise actuelle : « Tant que les pays producteurs ne seront pas solidaires et mieux organisés, ils resteront vulnérables face aux fluctuations des prix ». Et d’ajouter : « La sortie de crise viendra de la concertation entre producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs. Chacun doit accepter de supporter une part de l’effort ».

La rencontre a également mis en avant l’importance de la transformation locale et de la promotion de la consommation nationale, dans la droite ligne des politiques publiques togolaises en faveur du consommer local.

SerAz

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