Le mercredi dernier, dans le cadre de la célébration des 50 ans de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) couplée de la commémoration du 20ᵉ anniversaire de la disparition du général Gnassingbé Eyadéma, le témoignage de M. Koudjolou Dogo, un ancien ministre togolais, relatif à la fondation de cette institution, a été rendu publique à Lomé :
« Lors d’une nuit de juin 1972, j’eus l’insigne honneur de participer avec quelques collègues à la mise en forme du communiqué final sanctionnant la visite du président Gowon du Nigéria au Togo. Nous fûmes alors instruits de traduire par communiqué la décision des chefs d’États de créer un embryon de communauté économique en Afrique de l’Ouest », a commencé M. Dogo.
Selon lui, tout a débuté en 1972, lors de la visite du président Gowon (président du Nigéria 1966-1975) chez son homologue de la République du Togo. Et, « C’est par un communiqué de presse que les États de la sous-région furent invités à se joindre à l’initiative », a-t-il souligné.

Il n’a pas manqué de préciser qu’après la publication de ce communiqué, plusieurs questions taraudaient les esprits, notamment la coopération entre un pays francophone, le Togo et un pays anglophone, le Nigéria. Des interrogations qui n’ont pas entravé la création de la CEDEAO.
« Quelques mois plus tard, j’ai encore eu le privilège avec mon collègue des finances, M. Tévi et le ministre du Plan du Nigéria, Prof Adédédji de conduire la délégation conjointe afin de porter ce message aux hauts responsables de l’Afrique de l’Ouest. Partout l’accueil fut fraternel. Ainsi commençait la gestation de la CEDEAO », a-t-il conclu.
SerAz






