Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo, a effectué une visite de travail, le 29 janvier 2026, à Jérusalem où il a eu un échange avec son homologue Gideon Sa’ar.
L’ordre du jour a porté sur les défis sécuritaires actuels. Les deux responsables ont longuement discuté de la menace terroriste, dressant un parallèle explicite entre l’instabilité croissante au Sahel et les tensions au Moyen-Orient.
Pour Israël, cette visite est une tribune pour mobiliser contre son ennemi juré : Téhéran. « Le régime le plus dangereux du monde, l’Iran, ne doit pas se procurer l’arme la plus dangereuse du monde : la bombe nucléaire », a martelé M. Sa’ar, cherchant à consolider un front international contre les ambitions atomiques de la République islamique.

Ancien séminariste et docteur en philosophie, Robert Dussey est resté fidèle à son style alliant politique et spiritualité. Ainsi a-t-il marqué son passage par un tour au Mur des Lamentations pour un temps de prière.
En resserrant ses liens avec l’État hébreu, le Togo cherche à bénéficier de l’expertise israélienne en matière de haute technologie et, surtout, de renseignement militaire. Alors que des groupes djihadistes multiplient les incursions dans le nord du Togo, le soutien technique d’Israël en matière de surveillance et de lutte antiterroriste est un atout précieux pour Lomé.
Le Togo maintient son cap, Malgré les critiques régulières au sein des instances internationales sur la question palestinienne, privilégiant une realpolitik qui place la sécurité nationale et l’innovation technologique au sommet de ses priorités bilatérales.
SerAz






