Les bilans de la FIS affichent actuellement un déficit structurel de plusieurs millions. Selon les chiffres présentés à Genève lors de la réunion du Conseil, la FIS reste certes sans dette et solvable, mais ses fonds propres ont chuté de près de 50%.
Sous l’égide de l’ancien président Johan Eliasch entre 2021 et 2025, ceux-ci sont passés de 81 à 43 millions de francs. Ces chiffres alarmants ont incité le nouveau président de la FIS, Alexander Ospelt, à agir immédiatement.
« La FIS traverse une phase critique qui exige une action immédiate et résolue. Le Conseil de la FIS a approuvé toutes les mesures structurelles et financières nécessaires, qui vont désormais être élaborées et mises en œuvre en collaboration avec les fédérations nationales de ski et d’autres partenaires« , a déclaré M. Ospelt, citant comme objectifs le rétablissement de la discipline financière et la reconstruction de la viabilité financière.
Pas de Mondiaux annuels d’ici 2032
Le Liechtensteinois, qui s’est imposé de justesse face à Eliasch lors de l’élection présidentielle en juin, entend notamment redresser la situation en réduisant considérablement les frais de personnel et d’administration. Les erreurs stratégiques commises ces dernières années doivent être corrigées ou annulées.
M. Ospelt souhaite à l’avenir générer davantage de recettes grâce à l’organisation de championnats du monde annuels. Ses projets en la matière se heurtent à l’opposition, notamment de Marco Odermatt et de Franjo von Allmen. Il n’y aura pas de Championnats du monde supplémentaires à court terme. Le Conseil de la FIS a en effet décidé de rejeter l’idée de Mondiaux en 2028. Il a cependant été réaffirmé que l’on s’en tenait au concept d’un événement majeur supplémentaire à partir de 2032.
ats/pza






