Madagascar est encore en situation exceptionnelle. Le Conseil des ministres de jeudi adopte un décret relatif à une nouvelle période d’urgence énergétique. Aucun détail n’est évoqué par le compte-rendu du Conseil des ministres, mais une source proche du dossier évoque une durée identique à la première période, ainsi que prévu par la loi relative aux situations d’exception. Ce texte dispose, entre autres, que “la durée de la situation d’urgence est de quinze jours” et que cela “peut être prolongé par périodes ne pouvant excéder chacune la période initiale”.
Selon le communiqué rapportant la première période de l’état d’urgence énergétique, la “décision est prise suite au constat que nous vivons dans une crise profonde en raison des perturbations de l’approvisionnement en énergie dans toute l’île, en raison du conflit au Moyen Orient”. Evoquant une “crise affecte la continuité des services publics essentiels, le fonctionnement normal de l’économie et la vie quotidienne de la population”, le communiqué reconnaît une situation qui risque de “porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité et à la stabilité des institutions”.
La suspension de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants est l’une des mesures prises dans le cadre de cette période. Cette mesure implique que le gouvernement peut, soit geler les prix à la pompe, soit aller au-delà du plafond de 200 ariary prévu au moment de réviser les prix. Au lendemain de la première déclaration de l’état d’urgence énergétique, il y a deux semaines, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait annoncé que le gap entre le prix réel et le prix à la pompe était de 1 600 ariary.






