Le 4e Forum national des partenaires de mise en œuvre des interventions VIH s’est tenu, les 4 et 5 juillet à l’hôtel Ecole le Bénin, sous le thème « Objectif 90-90-90 en 2020 : Où en sommes-nous? ».

image

Ce forum a été organisé par le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST). Il a réuni une quarantaine d’acteurs de l’OMS, ONUSIDA, USAID, UNFPA, et CAMEG qui, tous engagés dans la lutte contre les infections liées aux

IST/VIH.

Ces assises ont servi de cadre de présentation des résultats programmatiques et financiers de l’année 2018 et d’organisation de discussions thématiques et de tables rondes. Elles ont permis aux parties prenantes de débattre des résultats et de diagnostiquer les principaux problèmes opérationnels rencontrés au cours de la mise en œuvre des interventions sur le terrain afin de proposer des solutions idoines. Cette rencontre a aussi donné l’occasion aux acteurs d’analyser le niveau d’atteinte des objectifs du Plan stratégique national (PSN) 2016-2020 ainsi que les forces et faiblesses actuelles de riposte nationale. Les participants ont formulé des recommandations pertinentes pour améliorer la performance des interventions VIH.

Le secrétaire général du ministère en charge de la santé, Dr Awoussi Marcel a fait savoir que les résultats obtenus dans la riposte nationale depuis dix ans sont encourageants avec une baisse significative de nouvelles infections et du taux de décès lié au SIDA. « A la fin de l’année 2018, près de 65 000 Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) étaient sous ARV et 80 % de femmes séropositives enceintes attendues dans le pays ont reçu les ARV dans le cadre du programme de réduction de la transmission du VIH à l’enfant. Malgré ces résultats encourageants, il reste d’énormes défis à relever pour atteindre les objectifs que le gouvernement s’est fixé à l’horizon 2020, celui d’avoir une génération sans SIDA », a-t-il indiqué.

Le coordonnateur du SP/CNLS-IST, Pr Vincent Pitché a déclaré que le taux de prévalence du VIH/SIDA au Togo depuis 2018 est stable et est estimé à 2,2%. Selon lui, il y a une baisse de nouvelles infections de plus de 60% et du taux de décès lié au SIDA à 45%. « Sur le plan programmatique, le pays offre chaque année depuis 2016 les moyens de prévention à plus de 400.000 personnes les plus vulnérables comme les professionnelles de sexe, les homosexuels, les toxicomanes et les prisonniers », a-t-il ajouté. Par rapport au traitement, l’orateur a indiqué que 64.722 PV VIH étaient sous ARV. A l’en croire, il y a de très bonnes performances en matière de prise en charge des maladies opportunistes TB/VIH avec plus de 99% de tuberculeux dépistés et mis sous traitement antituberculeux et Anti rétroviraux.

Le Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles a été créé en octobre 2001 pour riposter efficacement contre le VIH/SIDA. Il est présidé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Related Posts