Le 23 octobre dernier, à la faveur d’une cérémonie de remise de don qui s’est déroulée à Lomé, l’Union européenne (UE) a procédé à la mise à disposition du Togo d’un lot d’équipements de détection et de formation. Financé par la Facilité mondiale UE-ONU dédiée à la lutte antiterroriste, cet arsenal technologique, d’une valeur de 115 millions FCFA, est destiné à renforcer les défenses civiles face aux engins explosifs improvisés (EEI), ces bombes artisanales qui frappent sans prévenir.
Il se compose d’une panoplie de matériels informatiques pour intensifier la veille numérique, des supports didactiques pour former les acteurs de terrain, et surtout 60 détecteurs de mines de dernière génération, capables de repérer les pièges enfouis sous les pistes poussiéreuses.
Les bénéficiaires sont le Programme d’Urgence pour la Reconstruction et la Sécurité (PURS) et les Forces armées togolaises, c’est-à-dire ces vigies du front nord qui patrouillent chaque jour dans des zones où chaque pas peut virer au drame.
« Ces équipements ne sont pas qu’un don matériel ; ils incarnent plutôt un partenariat vivant pour un bouclier humain infaillible », a déclaré un représentant de l’Union européenne, soulignant ainsi l’engagement à ne pas laisser le Togo affronter seul les vents du Sahel.
Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans une offensive plus large, menée depuis plusieurs mois dans les étendues arides du nord togolais. Des sessions de formation intensives ont déjà permis à des centaines de civils et de militaires de se familiariser avec les techniques de déminage. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sillonnent les villages, apprenant aux éleveurs et agriculteurs à repérer les signaux d’alerte.
SerAz







