Le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS) a organisé, le jeudi 5 novembre à Lomé, des journées portes ouvertes consacrées au soja togolais.

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Cette initiative intervient à la veille du lancement officiel de la campagne de commercialisation. Elle vise à donner plus de visibilité à la filière, à valoriser les produits dérivés, à nouer de nouveaux partenariats et à permettre aux investisseurs de découvrir les opportunités du secteur. C’était aussi un cadre pour faire connaître les outils numériques aux acteurs de la filière.

La rencontre a été animée par deux panels. Le premier a porté sur le thème « Soja biologique et chaîne de valeur durable ». Le second a abordé la productivité, le financement, l’exportation et la transformation locale.

Une production qui a presque doublé

Le représentant du ministre chargé de l’Agriculture, M. Ganda Sourma Bakéglihaga, a annoncé que la production nationale est passée de 150 000 tonnes à 287 000 tonnes en 2025.

Selon lui, la filière fait vivre près de 80 000 ménages. Elle contribue à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et à l’amélioration des revenus en milieu rural.

« Ces réussites sont le fruit du travail des producteurs, des transformateurs et des commerçants, ainsi que des responsables de l’administration publique et des universités » a-t-il souligné.

Il a rappelé la vision du gouvernement: ne pas exporter la matière première à l’état brut, mais la transformer sur place pour capter la valeur ajoutée, créer des emplois et renforcer la compétitivité de nos produits.

Cap sur 1,8 tonne à l’hectare

De son côté, le président du conseil d’administration du CIFS, Koriko Mounirou, a indiqué que des réflexions sont en cours pour améliorer davantage les performances de la filière.

« Nous faisons un travail de fond avec l’accompagnement de la GIZ, à la demande de la Direction de l’entrepreneuriat et du financement agricole (DEFFA) »  a-t-il expliqué.

L’ambition est de faire passer le rendement actuel d’environ une tonne à 1,8 tonne, voire davantage. Pour y arriver, des actions sont prévues autour de la mécanisation, de la disponibilité des intrants, de l’accompagnement technique et du renforcement des capacités des acteurs.

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