L’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) a organisé une séance d’information sur la prise en charge d’ayants droit non couverts par le régime d’assurance maladie à l’intention des retraités des Caisses nationale de sécurité sociale du Togo (CNSS) et de retraite du Togo (CRT) ainsi que des responsables syndicaux le vendredi 16 mars à Lomé.
Cette rencontre a permis d’informer les participants de la décision prise par la direction générale de l’INAM de mettre en place un mécanisme pour la prise en charge des ayants droits non couverts par le régime d’assurance maladie.
Le chef de département Affiliation et Recouvrement à l’INAM, Winga Dissaliba a dans une communication éclairé l’assistance sur le contexte de la prise en charge, les cibles et les modalités de prise en charge.
Parlant du contexte, il a évoqué l’article 5 de la loi No2011-2003 du 18 février 2011 instituant un régime obligatoire d’assurance maladie. Selon cet article, les bénéficiaires couverts par le régime obligatoire d’assurance maladie sont les agents publics et assimilés en activités et à la retraite ainsi que leurs ayants droit qui regroupe le conjoint ou la conjointe, les enfants nés dans ou hors mariage et légalement reconnus ou adoptés, âgé de 21 ans au plus.
Evoquant l’article 12 du décret portant statut de l’INAM, il affirme que le nombre de personnes maximum couvertes par ménages est fixé à six (6) à savoir l’agent public, sa conjointe ou son conjoint et quatre (4) enfants.
D’après lui, ces dispositions engendrent des conséquences dont l’exclusion d’un nombre important d’ayants droit de la couverture avec des risques induits de fraude et d’anti-sélection.
M Wigan s’est aussi attardé sur l’article 72 du décret portant statuts. D’après cet article, en cas de décès de l’assuré, les orphelins mineurs bénéficiaires d’une prestation d’orphelins et la veuve ou le veuf bénéficiaires d’une pension de réversion ont droit aux prestations de l’INAM. Mais cette disposition est subordonnée au versement d’une cotisation au taux fixé pour les agents à la retraite.
Pour la directrice de l’INAM, Madame Myriam Dossou, la direction générale est soucieuse d’offrir à ces catégories exclues de la couverture d’assurance maladie, la couverture dont elles ont besoin et de réduire les risques ci-dessus évoqués en mettant en place les mécanismes de leur prise en charge. Elle a précisé que ces mécanismes permettront de prendre en charge les enfants jusqu’à 26 ans, les enfants supplémentaires (au-delà de 4), les conjointes supplémentaires, les veuves/veufs et orphelins titulaires de pension de réversion et prestations d’orphelins, les veuves /veufs d’assurés décédés ayant bénéficié d’une pension unique. La directrice générale a également précisé que pour les veuves et veufs le relèvement de l’âge des enfants à 26 ans et de plus de quatre (4) enfants s’applique.
Selon elle, le souci de l’INAM est de faire en sorte que personne ne soit laissé de côté conformément au souhait du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui leur a demandé d’être constamment à l’écoute des bénéficiaires afin de plancher sur des mécanismes pour prendre en compte leurs préoccupations.
A ceux qui se plaignent d’être des vaches à lait pour les autres, Madame Dossou rappelle que le système d’assurance maladie est basé sur la solidarité. « Celui qui pense aujourd’hui qu’il cotise beaucoup pour les autres ne sait pas demain quel malheur peut l’atteindre et qui l’amènera à dépasser d’un coup ces propres cotisations jusqu’à en recourir excessivement aux ressources des autres », a-telle confié, ajoutant que d’ailleurs personne ne veut tomber malade, même si elle souscrit à une assurance maladie.







