Le ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, Jean-Marie Ewonoulé Tessi, a ouvert à Lomé les travaux d’un séminaire organisé par la Direction des assurances sous le thème :  « vers l’amélioration de la prise en charge des victimes d’accidents corporels par les acteurs impliqués dans le processus d’indemnisation ».

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Ce séminaire a réuni assureurs, courtiers, forces de défense et de sécurité, centres hospitaliers, tribunaux, mairies et bureaux d’Etat civil, experts médecins, avocats, associations de victimes, consommateurs, syndicats de transporteurs et conducteurs, pour deux jours de réflexion dans la peau de la victime. Comme les y a invités M. Assigning Koffi Elom, Directeur national des assurances, à l’ouverture des travaux : « Je voudrais inviter chaque participant ici présent à sortir de la posture de défense de sa corporation pour se mettre pendant 48 heures à la place de la victime». Victime dont il n’a pas manqué de dresser le portrait que le système semble avoir oubliée : « Cette veuve, cet enfant, ce taximan de Lomé, de Tsévié, d’Atakpamé, de Sokodé, de Kara, de Dapaong et que sais-je encore qui attend depuis peut-être deux ans son indemnité pour se reconstruire. »

Il a annoncé quatre chantiers : la responsabilité (que chaque acteur sache ce qu’il doit faire et dans quel délai), la fluidité (mettre fin au papier qui se perd ou « se dissimule parfois intentionnellement »), l’intégrité (barrière contre la fraude tout en protégeant les droits de la victime et la confidentialité des données), la redevabilité (chaque engagement doit avoir « un nom, une date et un indicateur ») ; puis trois livrables : un diagnostic partagé sans faux-fuyants, une matrice d’engagement (qui fait quoi, pour quand, comment on le mesure), et un projet de protocole d’accord inter-acteurs assorti d’un mécanisme de revue périodique. « Le temps n’est plus au constat mais à la transformation méthodique de notre chaîne d’indemnisation », a martelé le ministre, appelant à redonner à la protection des citoyens par l’assurance « son efficacité, sa célérité et sa dignité ».

Une session à Kara, prolongement direct de Lomé, se déroule ces 29 et 30 octobre.

SerAz

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