Suite à un accord technique scellé avec la FMI sur les troisième et quatrième revues conjointes du programme de réformes économiques, appuyé par la Facilité élargie de crédit, le Togo est dans l’attente de l’approbation du conseil d’administration de cette institution pour obtenir l’accès à un nouveau financement de 110,8 millions de dollars. Ce qui porterait le montant total des décaissements à 302,2 millions de dollars depuis le lancement initial du programme. A noter que les conclusions des experts de l’institution financière basée à Washington s’avèrent positives, qualifiant les résultats obtenus de globalement satisfaisants : les autorités togolaises ont validé la quasi-totalité des critères de réalisation quantitatifs. De plus, elles ont respecté sept des huit repères structurels fixés depuis la dernière évaluation. Et les efforts ont principalement porté sur le renforcement de la gestion des finances publiques, l’accroissement de la transparence budgétaire et une supervision plus stricte des entreprises d’Etat.
Cependant, l’exercice budgétaire en cours fait face à des vents contraires. Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient provoquent un choc énergétique qui pèse directement sur les dépenses de l’État et fait entrevoir un risque de poussée inflationniste. A cet effet, les recommandations des équipes économiques de l’institution internationale restent strictes : les décideurs togolais doivent maintenir une discipline budgétaire rigoureuse tout en préservant les filets sociaux destinés à protéger les franges les plus vulnérables de la population.
L’administration togolaise maintient ses engagements de convergence régionale avec l’objectif de ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB à l’horizon 2027, garantissant ainsi la soutenabilité de la dette publique à long terme.
SerAz






