L’ouvrage « Les hommes se cachent pour pleurer » de Ferdinand Farara, a été dédicacés, le samedi 11 mai au collège Chaminade de Kara. C’était en présence du préfacier du roman, Isidore Kpatcha, du préfet de la Kozah, Col. Bakali Hèmou Badibawu, du directeur général des éditions Awoudy, Mawuse Heka, des enseignants et élèves du collège Chaminade ainsi que les parents et amis.
Ce chef d’œuvre de 217 pages est scindé en deux tomes répartis en 15 chapitres. Paru aux éditions Awoudy, l’ouvrage décrit les évènements dramatiques dans la famille de François Mawaba, l’acteur principal et des conflits interreligieux entre les villageois de Chacha- Ouidah et le clergé du séminaire catholique. Cette série de drames est liée au fond, à la dégradation de l’environnement, de l’éco-forêt d’Aboutcha, causée par l’avidité scientifique et mercantile, alors qu’elle était originellement protectrice du village Chacha-Ouidah. Les hommes doivent-ils pleurer en public devant l’épreuve et la douleur ? Les guerriers devenus adultes après tant d’initiation dont le but est entre autres l’endurance, doivent-ils laisser apparaître leurs émotions en public, public qu’ils sont censés protéger?
A travers les différents personnages du roman, l’auteur a su relevé l’inquiétude des hommes notamment le souci de protéger l’environnement, le cri d’alarme face à la crise environnementale, les conflits interreligieux, l’authenticité de la foi, l’inculturation, les pratiques traditionnelles et les droits de la Femme.
Ferdinand Farara, à travers cet ouvrage, fait découvrir aux lecteurs que pleurer n’est finalement pas une affaire de force de caractère mais bien de sensibilité et d’émotion. Il a souligné que pleurer rend capable de se pencher sur la misère des autres qui souffrent, alors pleurer c’est un acte qui fait grandir intérieurement. L’auteur a lancé un appel aux lecteurs de se replier sur eux mêmes à écouter l’émotion intérieure pour la protection de l’environnement, protecteur de la population avant d’aborder les conflits interreligieux, l’authenticité de la foi, l’inculturation.
Selon Isidore Kpatcha, le roman de Farara, touche le problème de la protection de la forêt et la volonté de la transmission incarnée par l’image du grand père depuis le premier roman « ce jour là… » de livrer aux petits-fils, certains secrets culturels du terroir.
Le Col. Bakali a félicité l’auteur pour avoir osé et apporté une plus-value à la littérature togolaise et pour avoir remporté tout récemment le prix littéraire Professeur Nubukpo. Il a invité les élèves et étudiants à emboiter le pas à leur enseignant.
Ferdinand Farara, religieux marianiste formé à Abidjan, est titulaire d’un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en littérature allemande à l’Université de Lomé. Il est actuellement professeur d’Allemand et directeur du Collège Chaminade depuis 2016. Lauréat du prix littéraire professeur Nubukpo 2018, Ferdinand Farara est à sa deuxième publication après son roman « ce jour-là… »






