Le colloque international « Genre et développement » a ouvert la voie, le jeudi dernier à l’auditorium de l’Université de Lomé(UL),  à une conférence de haut niveau qui a mis en lumière la médecine traditionnelle comme un pilier stratégique de la santé publique et de l’équité.

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Le débat, sous l’impulsion du Maître de Conférences Koffi Koudouvo, a non seulement porté sur les plantes, mais aussi sur l’influence capitale des femmes et sur les dynamiques sociales dans la transmission des remèdes.

Le Dr Koudouvo a démontré que la valorisation de ces connaissances locales constitue un levier de développement massif, à condition d’inclure une analyse fine des rapports de genre. Cette approche rejoint les recommandations internationales, notamment celles de l’OMS, qui encourage l’intégration des médecines traditionnelles dans les systèmes de santé modernes.

Le professeur Komlan Batawila était aux manettes pour modérer ce dialogue entre tradition et modernité, avec le soutien de Mme Caroline Akatcha. Dans l’assistance, on a noté la présence de la professeure Akossiwoa Madjé Essi Quashie, secrétaire générale de l’institution, entourée de doyens et d’experts médicaux. La diversité des participants – doyens de faculté, enseignants-chercheurs et spécialistes de la santé – a renforcé aussi la légitimité scientifique et institutionnelle de la rencontre.

Les rapporteurs de la séance, les docteurs Efoué Holaly Gbekley et Kodjo Adi, ont constaté une convergence de vues : l’intégration des savoirs traditionnels dans les politiques publiques est une urgence. Cette urgence est d’autant plus palpable que, dans la réalité quotidienne, une majorité de Togolais recourent déjà à la médecine traditionnelle, souvent faute d’accès aux soins modernes.

SerAz

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