Seize (16) couturières tantines (filles mères) des préfectures de la Kéran et de Doufelgou ont été formées, le mercredi 9 septembre à Niamtougou, à la fabrication des masques artisanaux de qualité et de savon liquide dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus (COVID-19. Cette formation, couplée de remise de matériel de protection, est à l’actif de l’association «Racine Féminine». L’initiative qui a reçu l’appui technique et financier de la Coopération Allemande (GIZ) s’inscrit dans le cadre de «Projet Santé» (ProSanté).
Ce projet, exécuté dans les
régions Maritimes, Plateaux et de la Kara, vise à doter les populations de ces
régions de matériel de protection contre la COVID-19 afin de les accompagner
dans le respect des mesures barrières pour leur bien-être. Il se propose
également de former de façon théorique et pratique les tantines (filles mères)
à la fabrication du savon liquide et à la confection des masques répondant aux
normes internationales pour leur propre utilisation et celle de leur
communauté. Les bénéficiaires à Niamtougou ont été renseignées en théorie sur
les différents ingrédients qui entrent dans la composition de la fabrication du
savon liquide et sur les conditions à respecter pour la confection des masques
artisanaux de qualité. En pratique, elles ont suivi le déroulement de la
confection des maques ainsi que le processus de fabrication du savon liquide
suivi de la mise en pratique par les femmes elles-mêmes. Le matériel de
protection contre la COVID-19 offert en appui à cette formation est estimé
à1.125.000 FCFA. Il est composé de 10 bidons de 25 litres de savon liquide, de
5 dispositifs de lavage de mains et de 2500 masques artisanaux. Ce don est
destiné à cinq formations sanitaires de la préfecture de Doufelgou à savoir
celles de Broukou, Défalé, Baga, Siou et Konfaga. Il vise à aider les
communautés bénéficiaires à respecter les mesures préventives prises par le
gouvernement pour bloquer la pandémie. La présidente de l’association «Racine
Féminine», Mme Agbodjivé-Kodedjo Adjo Nadègeet le chef du projet, M. Monlemé
Akouété Kodjo, ont indiqué que leur association entend amener les bénéficiaires
de la formation à ne plus dépenser de l’argent à acheter les masques de
protection et le savon liquide ailleurs, mais de les fabriquer elles-mêmes pour
leurs propres besoins et celui de leur communauté.«La finalité est d’amener ces
femmes à fabriquer elles-mêmes ces produits qu’elles utilisent afin de
valoriser la production locale et nationale au lieu de s’approprier les
produits venus de l’extérieur qui sont parfois faux et nuisent à la santé des
populations, de permettre à la femme togolaise d’être économiquement autonome,
épanouie et de participée au développement de notre pays», ont-t-ils précisé.
L’association «Racine Féminine» a son siège à Lomé. Elle intervient dans les
domaines de la santé, de l’éducation, de la lutte contre la pauvreté, de la
protection des droits des femmes et des enfants et de l’éducation de la jeune
fille, entre autres. Elle forme également les femmes aux activités génératrices
de Revenus pour leur auto prise en charge. BN/FD