M. Mama Soumana a fait du chemin avec le tissage de pagnes au Togo. Grâce aux appuis des mécanismes étatiques, il a pu enregistrer son entreprise en 2013 et passer à une étape supérieure de ses affaires. En 2016, il reçoit de nouveau un financement auprès de l’UTB et participe à plusieurs séances de formation et coaching.

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Fort de son succès et vu sa résilience en ces temps de pandémie, Lomebougeinfo s’est rapproché de cet entrepreneur pour en savoir plus sur ses activités.

 Comment est né votre centre ?

 Le centre est né suite à une formation que j’ai eue sur le tissage de pagne Kenté dans l’Avé. C’est après cela que je suis revenu dans mon village pour parler de cette technique que je viens d’apprendre. En réalité, mon grand-père était un grand tisserand et j’ai hérité avant de me faire former. Les chefs de villages et d’autres leaders ont accepté de mettre à ma disposition des enfants à qui je dois transmettre les connaissances. Ce n’est qu’après que j’ai appris à faire du Lokpo et du Danfani.

 Quelles sont les différents produits et services que vous proposez ?

Nous exploitons trois systèmes dont celui togolais, ghanéen et burkinabè. L’entreprise fait aussi de la haute couture, la broderie, la tapisserie, la teinture, la vannerie (confection de paniers) de même que la transformation des produits locaux.

 Les Togolais s’intéressent-ils suffisamment à vos produits ?

 Les Togolais s’intéressent à nos produits. Néanmoins, tout le monde n’a pas forcément la bourse permettant de s’offrir les produits.

 Quel est votre commentaire par rapport au mois de la consommation locale lancé par le gouvernement togolais?

 C’est une très belle initiative. Nous saluons cette vision portée par le ministère du commerce, de l’industrie et de la promotion de la consommation locale. A notre niveau, nous travaillons beaucoup dessus sur le plan national et régional. On se bat pour faire de cette initiative un mécanisme important pour pouvoir mieux impacter les Togolais et les amener à consommer local.

 Le Coronavirus est considéré par beaucoup comme un bouleversement total dans les activités. Êtes-vous du même avis? Comment se manifestent les effets de cette crise sanitaire ?

 Par rapport à la pandémie, on a dû fermer dans un premier temps avant de reprendre les activités dans le respect des mesures barrières. Beaucoup de domaines ne sont pas épargnés mais le vestimentaire était légué au second plan car c’est le manger qui était prioritaire. Les gens voulaient manger à leur faim et être en bonne santé avant de penser à s’habiller.

 Quelle est votre vision pour les prochaines années ?

Nous sommes optimistes. Beaucoup de choses vont s’améliorer avec les prochaines années. La pandémie nous a beaucoup appris comme la nécessité de diversifier les activités génératrices de revenus pour ne pas être déçus.

Propos recueillis par

Bienvenu AMOUH  Assou Afanglo

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