Le comité de suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de migration professionnelle a organisé, le vendredi 25 juin à Lomé, une rencontre d’évaluation à miparcours de l’opérationnalisation du plan de cette stratégie. Cette réunion pilotée par la Direction générale de l’emploi (DGE) entend faire le bilan de la mise en œuvre du plan d’action de la stratégie nationale de migration professionnelle dont l’objectif est de « bien gérer les migrations de main d’œuvre». Il s’est agi spécifiquement pour les parties prenantes, à moins de deux ans de la fin de la mise en œuvre de cette stratégie d’évaluer les actions menées par rapport au plan d’action et de définir un plan de poursuite de la stratégie dans ce contexte de Covid 19. Les travaux ont permis aux membres du comité de présenter des rapports relatifs à leurs activités sur le terrain et de définir une nouvelle stratégie de poursuite de l’opérationnalisation du plan d’action d’ici 2022.
En 2017, le gouvernement a doté le pays d’une stratégie nationale de migration pour une période de 5 ans allant de 2018-2022, une action rendue possible grâce au projet « Appui à la libre circulation des personnes et à la migration en Afrique de l’ouest». Il est financé par l’Union européenne et la Commission de la CEDEAO et mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Centre international pour le développement des politiques migratoires et l’Organisation internationale du travail. Une réunion « pour sauver ce qui peut encore l’être » « Afin de mesurer de façon objective les résultats obtenus et les contraintes observées en vue de formuler les ajustements nécessaires pour une meilleure atteinte des objectifs fixés pour la stratégie, il est prévu dans son mécanisme de suivi-évaluation, qu’un rapport consolidé de suivi soit produit chaque année. C’est précisément dans ce cadre qu’intervient la réunion de ce jour », a relevé le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, Assih Atissim. Cette séance, poursuit-il, « vise à terme, à dresser le bilan de réalisation du plan d’action de la stratégie à l’aune des rapports des structures concernées afin de disposer des informations fiables de terrain qui permettront de rectifier le tir pour amorcer autrement s’il le faut, les derniers mois de sa mise en œuvre surtout dans le contexte de la crise sanitaire actuelle». « La mise en œuvre de la stratégie en 2018 devrait s’accompagner d’un suivi à trois niveaux. Un premier suivi à effectuer par les différentes structures impliquées dans l’exécution des activités de la stratégie; un autre à réaliser par le comité de suivi de la stratégie et enfin celui du Comité de coordination et de suivi des activités de migration et développement, qui se trouve au niveau du ministère de la Planification », a expliqué le directeur général de l’Emploi, Kondo Loking. Malheureusement, dit-il « le deuxième niveau de suivi a fait défaut depuis le début de la mise en œuvre de la stratégie. Il était devenu donc impérieux d’agir au risque de rester dans un block out total quant à l’exécution efficace du plan d’action de la stratégie ». Tout en relevant que cette rencontre constitue l’aboutissement de plusieurs tractations, il salué l’appui de l’OIM à « l’initiative de la DGE afin de regrouper l’ensemble des acteurs pour sauver ce qui peut encore l’être ». Une stratégie favorable à une migration régulière Cette stratégie est un instrument politique pour relever les défis présentés par les risques de la migration irrégulière et forcée, la contrebande de migrants et la traite de personnes, ainsi que la fuite de cerveaux. L’objectif de cette stratégie pilotée par le ministère de la Fonction publique, du travail et du dialogue social est de promouvoir la circulation et le transfert de compétences, l’application de façon productrice des rémittences et des transferts de fonds, ainsi que l’investissement des migrants dans leur pays et communautés d’origine. AJA/SED







