Dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme violent au Togo, un atelier de renforcement de capacités des comités locaux de la région des Savanes s’est tenu mardi à Lomé.

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Initiée par le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), la rencontre a eu lieu à l’hôtel Concorde à Lomé.

Cette session de rencontre axée sur le thème « techniques d’écoute des communautés confrontées à l’extrémisme violent et la lutte contre le phénomène ». Des techniques d’écoute, des communications, entre autres thématiques en lien avec l’extrémisme violent ont été abordées durant cet atelier.

Une cinquantaine de membres des comités locaux de la région des Savanes ont participé aux travaux.

La présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana Daboya a relevé que « les leçons apprises de plusieurs pays en proie à l’extrémisme violent nous enseignent que l’une des racines nourricières de ce phénomène est incontestablement la stigmatisation de communautés entières accusées à tort ou à raison d’être les chevilles ouvrières de ces actes attentatoires à l’intégrité des Etats, des personnes et des biens. Cette propension consistant à désigner des communautés comme boucs émissaires pourvoyeurs exclusifs de main-d’œuvre aux groupes extrémistes est un mauvais signal dans le combat que nous devons mener contre ce phénomène ».

Mme Awa Nana Daboya a indiqué qu’en  choisissant prioritairement les comités locaux de paix comme groupe cible pour suivre cette session, elle entend permettre à ces structures d’imprimer à leurs actions une nouvelle dynamique en adéquation avec le combat engagé par l’Etat togolais contre l’extrémisme violent. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal. Yark Damehame a déclaré que contrairement à d’autres pays, le Togo a su prendre la mesure de ce mal qui endeuille la sous-région. Il a expliqué que le pays s’est doté par anticipation de plusieurs mécanismes lui permettant de prévenir cette menace. Il s’agit, entre autres, de la refondation des forces de défense et de sécurité en 2014, la mise en place de l’opération Koundjouaré en 2018, et la création en 2019 du Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent.

Ces actions, ajoute le ministre, font partie de la panoplie des mesures qui ont permis de mettre le pays à l’abri des actions violentes des groupes extrémistes. Il a relevé qu’en initiant cet atelier, le HCRRUN tient à faire sa part dans cette lutte enclenchée contre le phénomène. 

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