Le parti politique ‘’Santé du peuple’’ a organisé un point de presse, le mardi 13 juin à Lomé, pour mieux clarifier le point 2 de sa résolution sur le « Partage du pouvoir », adoptée lors de son 3ème congrès statutaire, le 20 mai dernier.
Ce point de presse a été animé par le président national de ce parti, Dr Georges William-Kouessan. Il est revenu sur l’une des résolutions, notamment la « Cohabitation concertée », adoptée au dernier congrès et qui fait polémique au sein de la population.
Cette proposition du parti Santé du peuple continue d’alimenter la toile obligeant les responsables de cette formation politique à mieux clarifier leur résolution.
Cette rencontre avec la presse a permis à Dr William-Kouessan de donner les
raisons qui ont amené son parti à proposer le partage du pouvoir ou la cohabitation concertée. Selon lui, le pouvoir est dans les mains d’un seul groupe depuis plusieurs années. « Etant donné que cela fait près de six décennies que le même régime gouverne, si vous n’êtes pas allié de ce parti, vous ne pouvez pas mettre votre compétence à la disposition du pays », a-t-il dit avant de d’expliquer qu’il s’agit pour eux, de faire en sorte que toutes les compétences soient mises à la disposition du pays. Dr William-Kouessan a fait observer que généralement lors des élections, « le pouvoir a plus de sièges que l’opposition à l’Assemblée nationale mais, qu’en terme de voix, nous dépassons souvent le régime en place même au niveau des résultats officiels ». Il ressort selon lui, de ce fait, qu’il y a une partie du peuple qui ne voit pas ses représentants intervenir dans la gestion du pays.
Pour le président du parti Santé du peuple, les biens nationaux stagnent dans un seul groupe du pays et que le partage du pouvoir permettra une meilleure répartition ou distribution harmonieuse des richesses. Dr William-Kouessan a dit aussi que sa proposition permettra de décrisper la crise de confiance dans le pays pour un changement paisible et réussi qui ne laissera, ni vainqueur ni vaincu.
Le parti Santé du peuple demande à la majorité gouvernementale d’accepter cette proposition et de faire en sorte que ce partage du pouvoir aille au-delà des postes ministériels. Le parti demande aussi au pouvoir un quota représentatif de l’opposition pour que ce partage du pouvoir s’étale dans le temps.
Cette formation politique souhaite que la grande partie de cette opposition soit prenante et qu’elle se mette en groupe bien organisé afin de mieux coordonner le travail.
Elle exige que la nomination des membres de l’opposition par le chef de gouvernement soit toujours faite suite à des propositions venant de ce groupe et qu’aucun parti de l’opposition seul n’ait le droit de se faire nommer quelque part.
Le congrès statutaire du parti Santé du peuple s’était déroulé autour du thème « Changement paisible et réussi au Togo : Peut-il exister une voie ? ». DHK/KYA







