Les travaux de l’atelier national de réflexion et d’échanges sur les réformes politiques et institutionnelles se sont poursuivis le jeudi 14 juillet à Radisson Blu Hôtel 2 février  à  Lomé  pour  le  compte  de  la  quatrième journée.

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Les travaux ont été sanctionnés par un point de  presse  présenté  par  le  premier  rapporteur  du Haut-Commissariat  à  la Réconciliation  et  au Renforcement  de  l’Unité  Nationale  (HCRRUN), Wiyao  Evalo.  Ils  ont  été  marqués  par  un débat autour  du  panel  5  consacré  aux  rôles  et  aux responsabilités des acteurs et parties prenantes dans le processus de réforme. Ce panel est subdivisé en  Le premier rapporteur du HCRRUN livrant la synthèse des travaux trois sous-panels : 5a, 5b et 5c.

Le panel 5a est placé sous le thème « Les rôles et les responsabilités des acteurs et parties prenantes dans le processus de réformes : approches du politique et de l’armée ». Ce sous-panel a été développé par trois intervenants.

Le premier en la personne de Séléagodji Ahoomey-Zunu, ancien premier ministre a indiqué que l’absence  de  consensus après  lequel  la  classe  politique  court  depuis  des  années,  reste  le  problème fondamental qui bloque les réformes politiques et institutionnelles au Togo. Pour lui, l’intérêt de l’atelier du  HCRRUN   est  de  tirer  les  leçons   du  passé afin  de  mouler  le  processus  de  réformes  dans  la concertation, le respect mutuel, les concessions et les compromis sous la houlette du chef de l’Etat.

Le deuxième, M. Agbéyomé Kodjo Gabriel, également ancien premier ministre a fait observer que tout  fait politique est par nature et par destination perpétuellement perfectible. Il a relevé que de longs chemins restent à parcourir pour construire un modèle de démocratie au service du développement répondant aux aspirations réelles des populations togolaises.

Le troisième, Me Yawovi Jean Dégli a souligné que mis à part la conférence nationale, le Togo a connu 23 dialogues. Il a exprimé le souhait que l’atelier du HCRRUN aboutisse effectivement à la résolution des crises.

A ces communications s’ajoutent celles du Me Kouévi Séraphin Agbékponou et du LieutenantColonel Awizoba.

Me Agbékponou a fait le bilan de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global (APG) conclu en 2006, puis situé les responsabilités et les rôles des acteurs et parties prenantes dans le processus de réformes. Le Lieutenant-Colonel Awizoba a évoqué le rôle et les responsabilités des forces armées dans le processus de réformes politiques et institutionnelles. Il a fait l’historique de la création des forces armées togolaises (1964) dont la mission, selon lui, est de défendre l’intégrité du territoire national et la sécurité des biens et des personnes. L’intervenant a aussi insisté sur la nature républicaine et apolitique de ce corps de métier.

Le panel 5b a porté sur « Les rôles et les responsabilités des acteurs et parties prenantes dans le processus de réformes : approche du chercheur ».

Ce panel a été coprésenté par MM. Atchrimi Tossou, Essohanam Batchana et Mawoussé Kpakpo Akoué Adotévi.

  1. AtchrimiTossou   a  considéré   la  réforme  comme  un  changement  opéré  au  sein  d’une organisation,  puis  identifié  les  acteurs  des  réformes  qui  sont,   selon  lui,  les  réformateurs,  les conservateurs et les exclus. Pour lui, la liberté du réformateur n’est jamais donnée ni acquise. Il dépend étroitement de la pratique quotidienne de la réforme. M. Batchana a insisté sur la recherche de l’identité togolaise, la compréhension des dissensions politiques au Togo et les échecs successifs de sortie de crise.
  2. Adotévi s’est, quant à lui, appesanti sur l’état d’esprit idéologique des acteurs dans le processus de réformes politiques et institutionnelles. Il a fait l’analyse les difficultés liées aux réformes, la nécessité et les principes de reformatage idéologique pour des réformes réussies.

Le panel 5c a traité des rôles et des responsabilités des acteurs et parties prenantes dans le processus de réformes : approche de la société civile et du religieux.

En lieu et place de la société civile, Mme Kékéli Jeannine Agounké a fait savoir que le Togo dispose d’un arsenal juridique permettant de gérer le dialogue social inclusif et de prévenir les crises en général. Cependant, la récurrence des conflits interpelle la conscience de tous les acteurs et de tous les citoyens dans leur ensemble.

Le révérend père Gustave Sanvee a confié que l’Eglise ne propose pas de solutions techniques aux problèmes qui minent notre société, mais une éthique et des principes qui doivent être le substrat de l’action politique pour le bien du peuple togolais. S’inspirant de la lettre pastorale des Evêques du Togo, il a décliné et partagé dix commandements pour des avancées significatives.

Le vendredi 15 juillet, dernier jour des travaux, les délégués se prêteront à des débats en plénière.

Ils rendront aussi public la synthèse des travaux et le rapport de l’atelier. Il est aussi prévu une cérémonie de clôture et une conférence de presse.

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